
Ce matin-là à New York City, les oiseaux chantaient sous le soleil, parmi les vieilles Cadillac et les dernières Mercedes.
Je pars en Stage. Je pars travailler. Je pars satisfaire des clients. Je ne pars pas pour obtenir une note. Je pars en vue de conseils, d'expérience, de changements, d'appréciations.
Les gens semblent tristes ici. Dans un bus, un métro, vous ne trouverez pas de new-yorkais souriant, accueillant, sauf s'il est ivre. Le new-yorkais n'est pas jouasse. Il devient sympathique lors d'une première conversation. C'est dommage, mais c'est ce qui fait la population de cette ville. Et son charme. La diversité de population est ici remarquable : bien qu'ethnique (mexicains, chinois, japonais et français), cette diversité se fait ressentir parmi les différents quartiers de l'État de New York. Cet état est étendu jusqu'à Boston, et rentre dans l'Amérique profonde. New York est grand. Rien que sur Mahnattan, 11kms de long, le million de personnes y résidant sait se départager en d'autres 'ethnies', comme les travailleurs, les touristes, les jeunes, les noirs, les blancs, les jaunes, les junkies, les homeless et les riches. Chacun y trouve sont propre état. Il nous est arrivé de passer d'une ethnie à l'autre sans le savoir. Par exemple, Broadway. Broadway est une route qui traverse le Bronx, Manhattan et le Queens sans s'arrêter. Passé la 14th, sur l'île, nous ne sommes plus chez les riches qui travaillent jours et nuits. Nous sommes dans un quartier pauvre, les magasins vieillissent, les routes noircissent, les neighborhood craignent. Je parle de ça pour accentuer sur le problème/la qualité des grandes villes. Chacun le voit comme il le sent. Les grandes villes attirent du monde, des gens réussissent, d'autres non ; des gens réussissent et font faillite, d'autres partent de rien et arrivent a l'apothéose de leur succès. C'est la folie des grandes villes. C'est aussi celle de New York.
Les oiseaux ne chantent plus, il se sont réfugiés au creux de leur nid pour s'abriter de la pluie. Le temps fait n'importe quoi, ça doit être les Saints de Glace Américains.
En ce qui concerne le stage, et pour mes professeurs lisant cet article, je suis fier de moi, vraiment. Aujourd'hui, j'ai eu non pas une appréciation, mais une éloge de mon travail sur la brochure 3 volets, par la cliente en personne. "It's Fabulous". Ça fait vraiment du bien, un travail récompensé. Je ne me bade pas ou ne me vante pas et tout ça, je suis juste heureux d'avoir conquis un client. Et je serais encore plus heureux lorsque j'aurai entre les mains un exemplaire de mon premier travail imprimé en masse. La brochure pars en imprimerie Vendredi.
Nous avons (encore) retrouvé Joe tonight. Voici pourquoi : à 3:56pm, un documentaire passe sur MetroNews 1. Jane m'interpelle, et m'explique la situation : une église irlandaise (au sein de Lower East Side) datant de 1840 devait être démolie dans trois jours sur Manhattan. Par chance, elle a été sauvée de son abolition et rachetée par un riche anonyme, ayant déboursé 21 Millions de Dollars pour annuler cette destruction. Joe, irlandais aussi, avait organisé un concert immense pour la St. Patrick dans le voisinage proche de cette Irich Church. Pour citer des noms, les New York Dolls et Patti Smith jouaient ce soir-là. Deux noms suffisent à vous donner une idée. Cette église a donc été rachetée aujourd'hui. Joe célébrait ça entre Irish people, ce soir au Solas Bar, 232 East 9th Street. Nous l'avons rejoint et avons passé une bonne soirée, vraiment irlandaise.
Quelles drôles d'histoires.
J'ai énormément bu aujourd'hui : une bouteille d'IceTea de 43cL, un MediumHotChocolateWithCream/BrownSugarAndCinnamon au Starbucks, un soda bio à l'Orange offert par Jane, une cannette de Coca® offerte par la serveuse du resto' mexicain d'à Midi, une Bouteille de RootBeer au sucre de Canne dans un Coffee ($1,75, et c'est BON), un verre de Cabernet-Sauvignon avec Joe, et un cocktail 'SexOnTheBeach' avec Copain.
Et j'ai soif.