dimanche 29 juin 2008

'Stay (Just A Little Bit More)' (TheDo)


Le stage est terminé. Nous voici maintenant en face de deux semaines de liberté au sein de New York la Grande. Nous allons pouvoir visiter, profiter, rencontrer, sortir et terminer ce séjour comme il se doit.

La fin du stage a été largement marquée par deux grandes soirées. Les Semi Precious Weapons donnaient un concert au R Bar (218, Bowery Blvd), suivi d'une célébration d'anniversaire du batteur et du manager du groupe. Plutôt inattendus, les moments passés ce soir là : tout le monde était déchainé, dansant partout et avec n'importe qui. La musique, que ce soit le concert ou le DJ, était incroyable. Justin le chanteur nous reconnaît à chacun de ses concerts, nous remercie, nous complimente, nous récompense d'être venus en nous donnant des colliers du groupe. C'était tellement indescriptible que je m'arrêterai là. Qui veut des détails m'en demande.

La seconde soirée s'est déroulée hier. Nous étions invités par Marie, Philippine de 18 ans que l'on avait photographiée durant son cours de danse orientale, pour un projet de mon stage. La party était prévue chez le boyfriend de sa soeur. À Wyandanch, sur Long Island...à un peu plus de 60kms du studio (38 Miles). Nous prenons donc le Long Island Rail Road à Penn Station, gare située sous le Madison Square Garden. Normal. On embarque dans deux sièges très mous, un peu d'air conditionné et de larges vitres ; vers Wyandanch (dur de le dire en anglais d'ailleurs). Une heure plus tard, Marie et Piia sa soeur viennent nous récupérer à la gare. On rejoint la maison en voiture. Une quarantaine de personnes, toutes d'origine philippine, se partagent un buffet, sur les deux étages. En bas se trouvent tous les jeunes. Ça boit, ça mange. Aux Philippines, l'alcool est légal à partir de 12 ans. Ce soir-là, on en a comprit les conséquences. Cocktails philippins, bières, shooters...hm. Tout le monde est content, moi et Clément s'intègrent rapidement dans cette masse bridée. À 2:37am, Piia nous redépose à la gare et le train repasse. C'est parti pour le retour au studio, malgré notre endormissement intégral.

Ce sera difficile de partir d'ici. Y'a pas à douter, on aura du mal.

mardi 24 juin 2008

'Soak Up The Sun' (SherylCrow)

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C'est fou comme le temps passe vite. Nous voici déjà à la dernière semaine de notre stage.

Ceci dit les bons moments se déroulant ici sont encore là, et le seront toujours, apparemment. Pour vous démontrer la simplicité de New York, je vous donne l'exemple de Dimanche dernier. Clément et moi nous dirigeons vers le Rumsey Playfield, un complexe en plein air aménagé au coeur de Central Park. Ici se produisent des artistes tels que Big Daddy Kane, The Chi-Lites, Sheryl Crow et The Delfonics. Nous sommes allés voir Herman Dune, Piers Faccini et Yael Naim la même soirée. Herman Dune nous avait plus à Paris, en première partie du concert des Kooks, mais ici, c'était différent : les arbres, les gens allongés, les hot-dogs, l'air frais ; nous mettaient dans une toute autre ambiance. Les gens présents, français, anglais, et hébreux, n'était venu que pour une seule chanson : 'New Soul' de Yael. Ils sont, comme nous deux, tous partis avant la fin du concert.

J'aime voir un groupe, et le revoir tout à fait ailleurs, géographiquement. C'est le cas d'Herman Dune, qu'on a d'ailleurs rencontré après son show. Parce qu'ici, les artistes sont parmi le public. Pas d'agents de sécurité, de loges, ou de badges. C'est l'Amérique, pas la France. Et, malheureusement pour notre pays, ces différences ne se voient pas que par le système de concerts. Les gens ici on appris à vivre comme ça. Y'a pas de risque. Ce sera dur dur de rééduquer la France, selon moi.

La France a bien sûr des qualités, mais bon, si vous regardez de plus près, et osez voir ailleurs, vous vous rendrez compte de la même chose. Et vous penserez à moi, hein.

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La suite du Weekend fut tout à fait banale (haha), j'ai visité le Bronx, le Guggenheim, traversé Central Park en largeur, pris plein de photos, arpenté Columbus Circle, fait rire un chien, parcouru les Piers de l'Ouest, profité du soleil sur de l'herbe, et prévu d'acheter de belles chaussures.

Rien de plus banal, pour un New Yorkais, non ?


Pix : Pier 84 {clic to enlarge}.

vendredi 20 juin 2008

'Picture on the Wall' (Groundation)


"- Allo ? Oui bonjour j'aimerai passer une mauvaise soirée s'il vous plaît.
- Je suis désolé nous n'en avons plus, veuillez rappeler dans un mois, on nous aura livrés."
Cela pourrait être une de nos conversations téléphoniques New Yorkaises.
Il est en effet difficile de passer de mauvais moments ici.


Mercredi soir, Jane, Clément et moi sommes invités à une soirée sur Times Square (au Connolly's, 121 W45th). Joe Hurley chante avec le groupe de Patti Smith, des célébrités et des politiciens viennent fêter la non-démolition de l'église irlandaise St. Brigids. Moi et Clément avons eu beaucoup de mal à rentrer dans cette soirée, même en étant sur la guestlist, car nous n'avions pas notre passeport avec nous (seulement la copie). Le videur était un con, je crois qu'il faut le dire. Je passe les détails de notre conversation avec cet homme.

Les groupes s'enchaînent et se déchaînent sur scène, alors que nous rencontrons le bassiste de Patti Smith, l'organisatrice des soirées irlandaises à New York, et le Manager du Webster Hall. On se sent forts, puissants d'avoir été invités au troisième étage de ce pub à Times Square, le centre du monde.

Par la suite, on sympathise avec le guitariste de Joe, d'apparence chinoise mais d'origine française. Un français sur scène à New York. Héhé. On rencontre aussi une femme tatouée du logo des Stray Cats, et de dessins étranges sur toutes les jambes. Toutes ses (deux) jambes, vraiment.

En bref, cette première soirée sur Times Square était plutôt alléchante. Il est fort possible que quelqu'un nous envie.

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Hier, vos deux français favoris se sont donnés rendez-vous au Crash Mansion sur 199 Bowery, pour le premier concert de Groundation à New York. Étant donné que j'adore ce groupe, c'était la première fois que je stressais autant avant de rentrer dans un concert. Le Crash Mansion accepte une clientèle de 21 ans ou plus uniquement. Cette salle, ce lounge je dirais même, à été désigné meilleur endroit de New York représentant le Rock'n'Roll. Je stressais donc beaucoup, vu que la veille nous avions eu du mal à rentrer dans le pub irlandais. Mais c'est passé. Soulagement extrême. Une fois rentrés, il est vrai que l'endroit est fabuleux, le bar largement fourni est les serveuses aussi. La première partie était sympa, sans plus. Mais Groudation...quel spectacle. Même Clément a vu le reggae d'un autre oeil, c'est pour dire.

Le show se termine à 2:27am, je n'ai plus de voix, Clément n'a plus de jambes. Si je voulais voir un concert avant de partir, c'était bien celui-ci, et les neuf membres du groupe m'ont largement comblé.

La vie continue, ici à New York, plus rapidement qu'à Toulon, mais elle se poursuit quand même. L'idée qu'il nous reste encore un dernier mois à vivre ici nous engage à profiter d'autant plus, alors bon, nous on accepte.

Héhé.

Groundation a chanté "Picture on the Wall" en dernier.
Je vous engage à la découvrir.

lundi 16 juin 2008

'Hollywood' (The Cranberries)


Aujourd'hui j'ai changé d'île.

Tout d'abord, je flâne dans St-Marks place, comme un punk éméché. Je retrouve le magasin de Mike et Dave, installé sur deux étages. Mike me reconnaît, il me demande ce que je fais ce soir, et me dit de repasser une autre fois avec Clément. Il s'occupe des chaussures : l'étalage est magnifique, le choix est incroyable. Chaussures toutes pointues, en cuir vernis ou pas (bleu électrique, rouge, vert) en serpent (marron, beige, bleu ciel), en poils (orange, turquoise, violet). On y retournera, hein Copain? On pourra avoir un prix en plus. Parce que rien n'est donné.


Je pars ensuite à la pointe Sud de Manhattan, pour un Lundi matin c'est sympa, il fait beau. Battery Park m'enivre le temps d'un repos sur un banc en face des lèvres de la Statue de la Liberté, sur lesquelles je peux lire 'Reviens en Fraaaaaaaaaaaance.'.

Pas tout de suite, Statue, encore un mois.


Direction le Staten Island Ferry. J'apprends que c'est gratuit, alors sans hésiter, je chope un AppleCinnamonTea et grimpe sur le yacht orangé. Les paysages sont fantastiques. Quelle idée de payer le ferry pour la Statue de la Liberté alors que le S.I. Ferry est gratuit, et passe devant. 'Hollywood' défile sur New York lorsque Manhattan se noie de plus en plus dans la brume.

Arrivée sur Staten : c'est pas super. Le soleil est là, mais le fun pas. Maisons, bus, voitures, jeunes, c'est tout. J'aurai pu narguer la terre entière en disant que j'ai acheté un Tea sur Manhattan et mis du sucre dedans sur Staten Island. Mais non, j'ai pas trouvé de sucre, c'est bien dommage, j'en aurai été fier. Alors bon ben, ferry de retour sur Manhattan. Très mignon d'ailleurs ce ferry.

En une demi-journée, il est fou tout ce qu'on peut faire à New York City. Prendre un bateau, un bus, un train, voir des centaines de gens et profiter du silence, tout ça en même temps.

samedi 14 juin 2008

'Classic Case' (SemiPreciousWeapons)



Hier je n'ai pas eu de stage, cependant je n'ai pas passé une journée en tant que touriste. J'ai rencontré Marie, une Philippine de 18 ans et demi, et nous avons passé la journée ensemble. Jusqu'à Minuit et demi.

Ce qui est agréable dans le fait de sympathiser avec des teenagers ici, c'est qu'ils ont leurs propres histoires New Yorkaises, leur passé est riche de coïncidences dont tout le monde rêverait. Mais ces teenagers sont aussi dépassés par la grandeur de la ville. En dessous de 21 ans, il est difficile de s'amuser. Même si l'alcool aide à la bonne soirée, il devrait être autorisé de pouvoir rentrer dans des bars et nightclubs à partir de 18 ans, de manière à s'amuser sans alcool. Enfin bref. Les teenagers New Yorkais trouvent toujours des moyens pour s'amuser, ne vous inquiétez pas pour eux.

Je retrouve Marie au coin de la 42th et de la 5th. Très mauvais choix de rendez-vous, car d'un il y a quatre coins, et de deux, ce doit être le croisement le plus peuplé de toute l'Amérique. Mais on s'y retrouve. Starbucks, puis marche vers Central Park, où nous nous asseyons. J'ai pratiqué mon anglais toute l'après-midi. Cône à la vanille vers l'Apple Store de la 5th pour y retrouver Clément.

Enfin, marche vers Times Square, pour y voir le dernier film de M. Night Shyamalan, The Happening. Les tickets sont chers, $12 la place, mais bon, le film est sorti aujourd'hui, on le voit sur Times Square, et il est tourné à New York. Voilà l'excuse. La séance est programmé pour 10pm, nous partons donc tous les trois déguster pizza slices et spaghettis. La vie est chère, à Times Square. En même temps, donnez-moi géographiquement le centre du monde. Merci, Merci, c'est Times Square.

Le cinéma compte 25 salles, étalées sur 4 étages. On est pas à Grand Ciel. La salle, gigantesque, est pourtant pleine, tout le monde est bonne humeur et applaudit les bandes annonces. Faut dire qu'elles donnent envie, ces bandes annonces. Elles annoncent quoi. Mais qu'est-ce qu'elle annoncent bien.

Le film commence. La première scène se déroule dans Central Park. Ce qui s'y passe est terrifiant. C'est marrant, pour une fois je peux dire que j'étais sur les lieux du tournage, toute l'après-midi. Mais il ne m'est rien arrivé, soyez-en sûrs. Mais ça fait drôle quand même.
Je ne ous raconterai pas la suite et fin du film, car je vous engage et oblige à aller le voir, tellement il était bien. En plus vous pourrez penser à nous, en voilà une bonne occasion d'aller le voir.

Je vous dirais juste une chose : l'ambiance dans la salle était plutôt imprévue, les gens rigolaient, hurlaient, mangeaient leur pop-corn hypnotisés par l'oeuvre de Shyamalan. Pour information, je n'ai jamais eu autant peur au cours d'une scène cinématique. Pourtant c'est en anglais. Mais non, mon coeur a sauté et est complètement sorti de mes entrailles à un moment précis du film. J'ai crié comme jamais je ne me serai permis de crier dans un cinéma sur Times Square.

Arf

Donc deux recommandations nécessaires pour cet article : allez voir The Happening (ou plutôt Phénomènes, en français, beurk), et comme vous ne connaissez pas la chanson 'Classic Case' des SPW (personne en France ne la connais), tenez moi au courant et je vous l'enverrai. Car elle est en train de devenir ma chanson New Yorkaise préférée.

D'ailleurs, excellente nouvelle pour les deux stagiaires, les SPW finissent leur tournée sur Brooklyn avec deux concert gratuits.

mardi 10 juin 2008

'3's & 7's' (QueensOfTheStoneAge)


La vie continue !

Je dirais que c'est la routine, on me salue dans Woodside, on me reconnait au Bagel Store de Forest Hills, j'ai quelques numéros de téléphone sur mon phone américain, on m'appelle pour sortir...

Une nouvelle vie s'installe quoi.

Mais oui, mais oui, je vais rentrer.

samedi 7 juin 2008

'Her Hair Is On Fire' (SemiPreciousWeapons)


Les journées s'enchaînent, mais ne se ressemblent pas. Enfin si, mais dans une perfection New Yorkaise comme on l'a toujours connue. Les Semi Precious Weapons sont revenus pour un dernier concert à New York avant de partir à Toronto et Los Angeles. Vous savez, c'était ce groupe dont on vous avait tant parlé.

On était au premier rang, limite sur la scène, autour de filles inimaginablement belles (chacun d'entre vous mettrait environ 5 ans et 112 jours pour en trouver des pareilles en France). Moi et Clément avons chanté un refrain de la chanson titre au micro. Le show était comme d'habitude extraordinaire. Trop dur de décrire ce talent, cette présence, cette folie, cette musique.

After show avec le groupe sur la 14th. On rencontre tous les membres, Justin le chanteur nous lance un 'You were adOOOOORable'. Il nous avait reconnu lors des deux concerts, c'est quasi-sûr. Pour le coup, j'ai arraché sa manche de gilet. Ce qui nous a le plus marqué, c'est que le groupe est vraiment gentil, et qu'il ne snobe en aucun cas son public. Pourtant ils ont fait une tournée mondiale, ils pourraient se la jouer (mais non). Très bon moment, cet after-show.

Escortés par Alex et Guns, deux TOP-MODELS, nous partons vers un bar, mais c'est pas terrible, alors on reste dehors. Voici qu'arrivent Dave et Mike, deux icônes du rock'n'roll de 19 et 22 ans, et membres du groupe Dynamite Young. On va tous manger une pizza, c'est si facile de rencontrer des gens. J'ai jamais vu et ne verrai jamais quelqu'un de plus stylé que Dave (voir la description de Clément sur son blog), ni une fille plus belle qu'Alex. On voulait juste voir un concert hein.

Il est trois heures, les deux punks rockeurs jouent à passer entre les bloc-vélos et sous les boîtes aux lettres parsemés de copeaux de verre. Ça c'est plutôt rock'n'roll.

Tout le monde se sépare, c'est super, on se reverra, les métros sont là, pour une fois on ne les attendra pas. Les SPW live me manqueront.


New York aussi d'ailleurs.


mardi 3 juin 2008

'Tammie' (TheDo)

What a Great day




Aujourd'hui je n'avais pas de stage. J'ai donc fait le visiteur français, mais en même temps le citoyen New Yorkais, en vagabondant parmi les îles de l'État de New York.

Seul, je me dirige vers Coney Island, la pointe la plus au sud de Brooklyn, et de New York. Réputé pour ses multiples attractions, le quartier est féerique. Je débarque sur Surf Avenue, parallèle à la Mer. Un immense parc d'attraction libre d'accès s'ouvre à moi, occupé par des centaines de Coney Islandais en shorts, bikinis, et tongs. C'est les vacances, c'est lumineux, c'est une toute autre face de New York, encore inconnue. Trottoirs larges, hot-dogs, Pepsi, burgers, Corona, tout est là. La plage s'étend à perte de vue, peuplée par certains courageux et deux ou trois centaines de poubelles vides. À l'angle d'un stade de Baseball, je grimpe sur un Pier, vais tout au bout, et m'allonge sur la mer et les planches de bois, parmi le vent, les pêcheurs, et les mouettes. 'Cordell', des Cranberries, allait bien avec le moment. Que rêver de mieux, je me rendais compte de la chance que j'avais d'être ici, à ce moment là. GRAND instant de repos, sous le ciel bleu et sur la mer. Sur le retour, la féerie se poursuit, en passant par Beer Island (seulement un magasin, pas une île, hm), et un charmeur de gros serpents blanc et jaune. J'avais six ans cette après-midi.

J'ai le temps, du temps. Je reste sur Brooklyn en descendant à n'importe quel arrêt de Metro : je ne connais pas l'endroit, allons donc voir comment c'est. L'arrêt s'appelle "Atlantic-Pacific", une grosse jonction des transports Brooklynois. Après un quart d'heure à chercher la sortie de la bouche de Metro, Iced Green Tea et découverte d'un grand mall ensoleillé. C'est beau.

Retour dans le Metro. Deux scouts français d'une vingtaine d'années jouent au frisbee dans le wagon. Pff. Arrêt à Bowling Green, l'ultime pointe Sud de Manhattan. Je ne connaissais pas, encore une fois, alors je visite. Tout est vert dans le Metro. Je gravis les escalators, et est submergé par un immeuble vitré de vert, brandissant ses reflets perpétuels sur les parcs (...?). Je marche vers le sud-sud, jusqu'à la mer. La Statue de la Liberté m'arrête, me stoppe, c'est pourtant seulement une statue, et loin en plus. 'Incantations', Massive Attack. Des ferrys arrivent, se vident, se remplissent, et repartent. Je marche, seul. J'aperçois une immense structure d'acier brossé, m'approche, et comprends que c'est la station du Staten Island Ferry. TRÈS moderne. Les gens en costumes courent, se bousculent, pour ne pas rater leur bateau (c'est plus des bus ou des Metros, ce sont carrément des bateaux oranges). Quel beau temps.

J'appelle Clément pour partager le programme de la soirée ensemble. Toujours pas sorti de l'agence, il me permet de découvrir une dernière trouvaille encore inconnue de New York avant la nuit. Pier 17 : sur la rive Est de l'île, je déambule parmi les panoramas, les amarres, et les trois-mâts en bois. Pier 17 est rouge, beau, attirant. Je rentre. Une centaine de magasins indoor et outdoor sont étroitement disposés sur trois étages. À l'extérieur, une vue imprenable de la côte est appréciable (et appréciée) : j'y distingue les trois ponts reliant les différents boroughs New Yorkais. Je passe du bon temps. 'Child Of Vison' de Supertramp m'y aide encore plus.

De retour sur Woodside, je clos mon daily trip par un fou rire. Oui, un fou rire dans le Metro 7. J'avais pas prévu. Une fois assis, se morfond en face de moi un mexicain, s'endormant sur l'épaule de son voisin (qu'il ne connaissait pas). Ce voisin, en orange, guettait l'oreille sale et tombante du mexicain du coin de l'oeil. Je riais, intérieurement. À chaque secousse de la rame, les centimètres entre le lobe et l'épaule des deux hommes diminuaient. L'homme en orange me voit rire, et dès que le siège d'a côté était libre, il a sauté dessus. Le mexicain se réveille, MAIS.................se rendort. Je ne m'esclaffe plus, mais c'est très dur, car l'homme en orange est tordu, caché par ses mains. Le fou rire s'amplifie lorsqu'une gentille dame s'assoit à côté du mexicain. Je ne sais plus où regarder. Le mexicain me fait rire, l'homme en orange se marre tellement qu'il en a mal au ventre, et chacun des passagers se demande ce qu'il se passe. Une larme glisse sur ma joue. L'homme en orange descend, me laissant seul avec le mexicain. Beuuha. Il me lance un dernier grand clin d'oeil plein d'humour sur le quai, et je ris.

Les fous rires dans un Metro, faut essayer. Parmi tant d'autres choses d'ailleurs.

Cette journée était superbe. Quoique très maritime, elle m'a dépaysé de la Grand Pomme. J'étais plus qu'un touriste, mais ça aurait été la journée idéale pour quelqu'un qui ne résiderait que 24h à New York.


Je me dis que j'ai de la marge, je reste deux mois et demi.


dimanche 1 juin 2008

'Seven Days In Sunny June' (Jamiroquai)


Bonjour.

Nous voici arrivés à un point où New York est notre.
Hier en est la preuve : on a passé la journée à Williamsburg, une fois le ventre bien rempli par un Burger deluxe sur la 2nd Avenue. Il fait BEAU, les filles sont BELLES (dur d'en trouver des laides, vraiment. On a même inventé le jeu de celui qui voyait une fille moyenne en premier. Personne n'a gagné).
Le soir nous retournons sur Brooklyn. Nous n'avions pas de soirée de prévue, mais la fonction de cet article est de vous montrer à quel point New York est folle, imprévisible, et tout simplement incroyable.

Commençons au début : nous arrivons à un point de vue sur le bord de l'East River, panorama de nuit de Manhattan au complet. Que rêver de mieux un Samedi soir à New York.
Déjà, hein, déjà c'est une bonne soirée.

Il était 10:54pm lorsque nous nous dirigeons vers un skateshop. Haha, un skateshop (avec rampe de skate intérieure), et une 300taine de personnes dansant sur de la techno New Yorkaise (donc bien). On rentre à 19 ans, à l'intérieur ne se trouvait QUE des jeunes de 19 à 23 ans. Tous la classe, aucune fille n'avait un bouton d'acné. On se demandait si on était pas tombé dans une soirée spécial top-models stylés de New York, car vraiment, il était dur dur de trouver une grosse, ou une petite grosse. Je suis désolé, c'était vraiment la réalité.

'Allons-donc vers le Bar !' (toujours dans le skateshop vidé pour l'occasion, hein) me lance Clément, s'engouffrant dans la population tatouée. La (jolie) serveuse nous avait déjà préparé deux Bud, comme si quelqu'un l'avait appelée auparavant pour lui dire que deux français de 19 ans allaient arriver d'ici 7 minutes et 22 secondes. Elle nous lance les bières.

Et les bières étaient gratuites.





Je devrais arrêter mon article ici tellement ce genre de soirée est inimaginable en France.
Non ?

On a quand même laissé des tips,
parce que je ne vous dit pas le nombre
de bières gratuites dont on a profité.


La suite de la soirée était aussi géniale, pour changer. On se retrouve sur Bedford Ave., la rue en place à New York, ou l'on se prend une part de pizza et un café. Oui, il était pourtant tard, mais il y avait encore beaucoup de gens, en train de savourer leur Samedi soir à Williamsburg, tout comme nous.


En rentrant (2:41am),
nous regardons le film Cube.
Parce qu'on est pas fatigués,
et que les soirées ici ne donnent
en aucun cas l'envie de dormir.