
(Je ne compte plus les jours.)
Grande et longue journée aujourd'hui. À 1:30am je suis au courant d'un rendez-vous à 9:30am au Sud de Manhattan. Je trouve alors Jane et elle m'emmène dans le tribunal de la Cour Suprême de New York. Nous sommes là pour supporter Joe Hurley, un ami de Jane et occasionnellement le guitariste chanteur de trois groupes de rock New-Yorkais. Le procès consiste en : le rocker se plaint de bruits incessants sous son appartement, où se trouve un nightclub privé diffusant de la musique forte et de l'alcool. Pour ce matin, je pensais que par le mot anglais "support", Jane parlait d'un groupe de gens qui hurlerait contre le owner du bar du dessous, dans la rue. Juste ça. Mais en fait, non, j'étais au tribunal. Pour la première fois. C'était impressionnant. Surtout ici, c'était tellement immense. Salle toute en bois, deux avocats parlent aux Juges alors qu'une secrétaire arrive avec son petit desk rempli de boutons. Cette femme m'a scotchée : elle s'est posée devant les lawyers, et a noté TOUT ce qui a été dit sur sa machine. Elle tapait à une vitesse incroyable, sans regarder le clavier, wow. La geek. Il y avait aussi une policière, qui ne servait pas à grand chose. Le propriétaire du bar était moche, moi j'était pour Joe le rocker. Joe était super bien habillé ce matin, avec un beau costume et des lunettes de vue à verres jaunes. La Classe. Derek (pff), le propriétaire du club, avait une cravate immonde avec plein de motifs, une chemise hideuse avec des p'tites fleurs (genre le jet-setter Miamiais, de Miami), une veste de costume incroyablement laide, faite de petits carreaux blanc et bleu clair, et des chaussures sans chaussettes. Buairk. On ne sait pas qui a gagné le procès, la réponse sera pour dans quelques jours. Ce fut une très bonne expérience. J'irai même dans un tribunal en France pour faire une comparaison (c'est Florence, ma prof' d'éco-gestion qui va être contente).
Later, Joe nous siffle un taxi et nous emmène au Liquor Bar, un bon p'tit restaurant. Croque-Monsieur à l'oeil, merci le raukeurdeunouyorq6ti.
Retour sur Woodside pour récupérer le MacBook. Je doigt voir Joe pour composer ses trois Myspace's de rocker. Donc métro pour retourner là où j'étais. J'entre dans l'antre de Joe le Rocker. Whaou, des centaines de CDs, cassettes audio, de photos avec des stars encadrées...Bel endroit. Après une salutation et un verre de DietCoke, je m'installe à côté de son MacBook Pro 17". Il choisit des photos à scanner, par exemple celles avec Joey Ramone devant le CBGB, avec tous les membres des New York Dolls, Patti Smith et Joe Strummer. Moi je lui explique les bases de Myspace, comment rajouter des chansons et grouper des photos dans un album. J'ai mieux compris Myspace en anglais qu'en français. We have fun. Il me confie donc une centaine de photos très chères à ses yeux, ses albums, son dernier album dédicacé par Joe Strummer des Clash. Il tient a tout ça, et j'ai actuellement ça devant moi. J'ai une grande responsabilité là, VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ? TOUTE UNE VIE RÉUSSIE EST DEVANT MOI. Je ne doigt pas me faire racketter ce soir en rentrant, sinon je le prendrais sur moi. Donc ne venez pas me voler tous ces documents ce soir, par le vol AF06 qui part à 13h15. Je vous en voudrait.
Je suis actuellement au 11e étage d'un building on West Manhattan. Je devait assister à une réunion d'affaire avec Jane. Tout le monde est Suit Up. Je suis trop timide pour rentrer, je sais que c'est ridicule. Je me suis dépéché et je suis arrivé 15 minutes en retard. Donc j'attends devant la sortie de la salle, au 11e étage. Mais je suis bien.
Finalement je rentre. Des femmes d'affaires me font peur.
Hier, une femme et son enfant Matthew m'ont abordé. J'étais en train d'agrémenter mon rapport de stage de quelques informations sur mon ordinateur. Le petit, agité, me demande mon nom, et ce que je fais. Je lui dit mon nom, mais pas ce que je fais (ça aurait été lourd de dire à un mioche de 6 ans que je suis en stage et que j'écris le rapport de la première semaine). Alors sa mère lui dit : "He's Working". Et c'est que j'ai réalisé que je travaillais. Je travaille sur plusieurs projets en même temps, en courant pour pas louper les trains, avec ma petite briefcase en tissu, et les lunettes de soleil dans le métro. Comme un vrai New yorkais.
Diner : omelettes.
Retour tranquille sur Woodside (il fait beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu).