vendredi 16 mai 2008

"I Love The Rain" (LennyKravitz)


Hier, il fesait super beau. Aujourd'hui, c'était le déluge.

Ça fait maintenant trois fois que la météo nous joue ce tour : un jour il fait beau, on croit que l'été arrive enfin et qu'on va sortir les tee-shirts ; le jour suivant il pleut, et on l'a dans l'baba. En allant en stage, je vois la même chose tous les jours (je prends le bus Q60 qui traverse tout le Queens Boulevard, je pars de Woodside et arrive à Forest Hills). J'ai vu le Queens en entier, et sous toutes ses formes : ensoleillé, pluvieux, aux rush hours, en vacances. Ça fait bizarre de se dire qu'on connaît un certain parcours par coeur, on se rends compte que c'est comme un petit chemin de travail, une petite vie nouvelle qui se met en place. Ce n'est pas forcément ce dont j'ai envie, mais c'est ce que je ressens, et ce seulement après deux semaines de stage.

Aujourd'hui, j'ai eu mon premier coup de chaud au niveau d'un projet. Je dois mettre en place trois Myspace pour Joe Hurley et son groupe Rogue's March. Joe m'a donné précisément 312 photos en 300dpi (que j'ai du redimensionner dans Photoshop pour un format web) et une bonne centaine de photographies papier, que j'ai scannées. Une fois tout ça terminé, j'arrivais au but : uploader les photos dans chacune des pages Myspace, bien rangées et dans l'ordre, pour les voir à l'écran, et que ses 500 ami(e)s aussi. C'est comme à Noël : quand t'as été sage toute l'année et que t'as bien travaillé, tu veux savoir ce qui y'a à l'intérieur du papier cadeau. Alors j'upload (autrement dit, je met en ligne). Mais dans un album déjà présent, j'aperçois 29 photos que j'ai aussi dans les 312 que j'ai redimensionnées. Comme j'allais pas les trier, je supprime l'album et upload toutes les nouvelles photos. Joe le Rocker aperçoit ça en une dizaine de minutes, m'écrit des mails et appelle Jane, en demandant ce qui se passe. On lui explique, il comprend, mais voilà le problème : il avait mis des captions sous chaque photo (caption = légende, annotation). J'ai donc tout perdu, je suis perdu. Tout mon travail chamboule. Une demi-heure au téléphone. Joe, le client, que j'avais rencontré, comptais vraiment sur moi. Je me suis un peu énervé contre moi-même en anglais, c'était marrant. Mais, délivrance : Joe retrouve les captions dans un vieux mail. Je reporte tout, lui fait tout ça vite, et c'est réglé.

Ouf.

Je ne supprimerai PLUS JAMAIS RIEN.

Nous sommes allés voir Poultrygeist au cinéma ce soir. En France, quand il pleut, on va au cinéma. Alors pourquoi pas ici. Mais ce film, vous ne le verrez jamais en France. C'était trasho-hilarant. Le cinéma était somptueux, le son incroyable.

Bien bon moment.

-—ƒ—-


J'aime les journaux NewYorkais. En sortant du cinéma, j'aperçois le Village Voice, qui paraît tous les mercredis, puis The Cool Nerd (je connais pas mais ça a l'air bien), et enfin le weekly released How Free Is New York ?. Les newspapers me font patienter dans le métro. J'ai bloqué sur le Village Voice...: des concerts, des concerts, et encore des concerts. Oasis et Blur dans la même soirée. The Wailers (sans Bob, car malheureusement New York peut tout faire sauf le ressusciter). Tommy Emmanuel. Ween. Chuck Berry. Radiohead. Jack Johnson. Sheryl Crow. Prince (oui, Prince). Joe m'a dit qu'avec ses connaissances dans le monde musical, il appellerait pour des places de concerts en retour de mon travail pour lui. En espérant que tout ce que je fasse lui plaise.
Parce que voir Prince à New York, ça doit être quelquechose d'assez bien.


(il fait super beau aujourd'hui, vraiment je comprends plus, this weather is driving me crazy)