lundi 7 juillet 2008

'You Belong' (HerculesAndLoveAffair)




Que de péripéties dans cette nouvelle vie New Yorkaise. Particulièrement au cours des deux dernières semaines de vacances que l'on est en train de vivre.

Je ne vais pas raconter toutes les soirées. Pour cela, rendez-vous sur le blog de Clément, qui a fait un article il y a peu. Je vais expliquer celle d'hier, enfin d'avant-hier, on sait pas trop. Vous allez comprendre.

7:15pm : Rendez-vous avec Joce et Jess, nos deux amies d'ici, au dernier wagon du L Train en partance de Union Square. Ça peut paraître bizarre à première vue, mais pour nous c'est évident.

7:46pm : Tous les quatre nous arrivons à Greenpoint, au Nord de Brooklyn. Jess nous amène vers la maison de Justin Tranter, chanteur-leader des Semi Precious Weapons.

7:57pm : Justin nous acceuille bras ouverts dans son antre. Je dis antre, car : c'est beau, grand, plein d'affiches, de flyers, de stickers, d'autocollants, de costumes de scène, de guitares, de cordes de basses, et de graffitis qui ne veulent pas dire grand chose à nos yeux. 'Make yourself comfortable', nous lance-t-il, en nous servant un verre d'eau, et de whiskey. Mais bon, il est un peu tôt quand même. Aaron (guitare) et Dan (batterie) répètent dans une des pièces du hangar.

8:15pm : Justin branche sa musique et l'iMovie HD sur son MacBook. Chacun leur tour, Jess et Joce, topless, se maquillent en se dandinant devant la caméra. Il prête même aux filles deux colliers en vrais diamants, à $600 chacun (la ligne de bijoux de Justin Tranter est disponible à Barney's NY, ou sur Barneys.com, pour les français). C'est assez bien, comme début de soirée.

8:50pm : À notre tour. Eh oui, on sera présents dans la vidéo de présentation du nouveau site des SPW. Jess me maquille devant la caméra sur 'Times Zones'. Clément se fait maquiller par Joce sur 'That's Kunt'. Dernière prise : Joce et Jess terminent leur travail sur vos deux français. Justin est très content. Il nous 'love'.

9:34pm : On est sur le point de partir, quand Justin nous manque déjà, et lui aussi. Il nous donne un dernier rendez-vous avant notre retour en France...Wednesday, une fête sera organisée chez lui à GreenPoint, pour ses deux français préférés.

10:31pm : Séance photo franco-américaine dans les rues de Brooklyn, vers le Métro.

11:10pm : Arrivée à la 116th, au coeur de Spanish Harlem. Jess & Joce y habitent. Chicken Wrap avec des frites sur du Daft Punk, puis direction l'appartement des filles.

11:43pm : On y retrouve Andrew (sosie de Grégory mon cousin) et James (sosie de Jean-Christophe le cousin de Clément). Je me fait couper les cheveux à l'arrache par Joce. Tout le monde est en forme, alors bon, on décide d'aller à l'autre bout de l'État. Coney Island nous voilà.

2:21am : Arrivée tardive sur Coney Island, pointe sud de Brooklyn. Le parc d'attraction est toujours ouvert, vide mais mystérieux, obscur mais attrayant. La plage de Coney Island, immense, ne sera que pour nous ce soir-là. Cette nuit-là, plutôt...

2:59am : Pepsi, Brisk Ice Tea et bouteille d'eau.

3:09am : Clément part visiter le Pier avec James, Jess enlace Andrew, je pars discuter avec Joce au bord de l'eau.

4:02am : Tout le monde se dirige vers le Pier, rempli de pêcheurs, de crabes gros comme un pot de Nutella, et de Homeless enivrés. De je ne sais quoi d'ailleurs. Les landscapes sont magnifiques. J'ai personnellement rarement vu quelquechose d'aussi beau. Une brume incroyable emballait le Pier, la Plage, les Rollercoasters. On ne distingue plus la mer, le ciel, l'horizon est absent. L'humidité est par contre là.

4:18am : Quelqu'un décide qu'on attendra le lever du soleil.

4:52am : Le ciel s'éclairci. Les pêcheurs partent, leurs seaux remplis de créatures sous-marines. Nous, on divague vers la route, et devant le Cyclone (Rollercoaster internationalement connu). Me voici qui execute un arbre droit. Allez savoir pourquoi. C'est sûrement pour dire que je l'ai fait. J'ai fait un arbre droit à 5h du matin au milieu de la route en face du Cyclone à Coney Island, Brooklyn, NY. Voilà, c'est dit.

5:04am : Nous voici présents à nouveau dans le train qui nous ramènera sur Manhattan, en deux heures. Tout le monde s'endors, sauf moi et Clément. C'est simple, si on dors pas, on rigole. Alors, on rigole.

6:20am : C'est allé vite. On est à Union Square, les Homeless sont réveillés par le lever du soleil, qu'on a d'ailleurs loupé en étant à Coney. Ah ben bravo.

6:32am : On attérit tous les 6 dans un café, qui vient d'ouvrir. Leur croissant est moche et mauvais. C'est bien une raison pour laquelle j'ai envie de rentrer en France, le croissant.

7:06am : Vos français parlent au New Yorkais d'un bébé. Oui, un bébé : depuis deux jours, une queue s'est formée devant l'Apple Store de la 5th Avenue. Ces personnes, dont un couple avec une petite fille de six mois, resteront devant le cube de verre d'Apple jusqu'au 11 Juillet pour acheter le nouvel iPhone. Étant à New York, on voulait voir ça de nos yeux. Alors on y va, on discute, longtemps, longtemps. Le bébé, Athéa, n'était pas là, mais avec sa Maman à Brooklyn pour la nuit. Le père n'est en fait pas là pour acheter le nouveau téléphone. Il est là pour faire réagir, d'après ce que j'ai compris, sur le fait de manger Bio et Organique. Il nous tend un saucisson gris au grain de soja. Non merci, pas ce matin.

7:50am : Après un petit tour dans l'Apple Store, ouvert 24/24h et 365j/an, Clément et moi se rendons compte qu'il faudra immortaliser le visage décalqué de ces activistes, le 11 Juillet au matin, pour l'arrivée de l'iPhone. J'espère qu'ils seront fiers d'eux.

8:01am : Nous quittons Joce & Jess & Andrew & James. Nous partons à deux, en slims rouge et bleu, le long de la 5e Avenue. On pense au petits touristes qui se sont levés tôt pour prendre des photos de l'avenue sans qu'il y ait trop de monde. J'ai du rouge à lèvres rose (donc du rose à lèvres, on est d'accord) sur le torse (datant de la séance de Maquillage de la veille). Direction le Virgin de Times Square.

8:16am : Tout est vide, sans vie. J'achète un vinyle, parce que ça le fait, à 8h20, un Dimanche, sur Times Square, centre du monde.

9:20am : On embarque dans le 7 vers Woodside. Tout le monde se demande d'où on sort.

10:03am : Arrivés. Enfin. La soirée de treize heures qu'on vient de passer était longue. Mais bien.


On a dormi 20 heures.


dimanche 29 juin 2008

'Stay (Just A Little Bit More)' (TheDo)


Le stage est terminé. Nous voici maintenant en face de deux semaines de liberté au sein de New York la Grande. Nous allons pouvoir visiter, profiter, rencontrer, sortir et terminer ce séjour comme il se doit.

La fin du stage a été largement marquée par deux grandes soirées. Les Semi Precious Weapons donnaient un concert au R Bar (218, Bowery Blvd), suivi d'une célébration d'anniversaire du batteur et du manager du groupe. Plutôt inattendus, les moments passés ce soir là : tout le monde était déchainé, dansant partout et avec n'importe qui. La musique, que ce soit le concert ou le DJ, était incroyable. Justin le chanteur nous reconnaît à chacun de ses concerts, nous remercie, nous complimente, nous récompense d'être venus en nous donnant des colliers du groupe. C'était tellement indescriptible que je m'arrêterai là. Qui veut des détails m'en demande.

La seconde soirée s'est déroulée hier. Nous étions invités par Marie, Philippine de 18 ans que l'on avait photographiée durant son cours de danse orientale, pour un projet de mon stage. La party était prévue chez le boyfriend de sa soeur. À Wyandanch, sur Long Island...à un peu plus de 60kms du studio (38 Miles). Nous prenons donc le Long Island Rail Road à Penn Station, gare située sous le Madison Square Garden. Normal. On embarque dans deux sièges très mous, un peu d'air conditionné et de larges vitres ; vers Wyandanch (dur de le dire en anglais d'ailleurs). Une heure plus tard, Marie et Piia sa soeur viennent nous récupérer à la gare. On rejoint la maison en voiture. Une quarantaine de personnes, toutes d'origine philippine, se partagent un buffet, sur les deux étages. En bas se trouvent tous les jeunes. Ça boit, ça mange. Aux Philippines, l'alcool est légal à partir de 12 ans. Ce soir-là, on en a comprit les conséquences. Cocktails philippins, bières, shooters...hm. Tout le monde est content, moi et Clément s'intègrent rapidement dans cette masse bridée. À 2:37am, Piia nous redépose à la gare et le train repasse. C'est parti pour le retour au studio, malgré notre endormissement intégral.

Ce sera difficile de partir d'ici. Y'a pas à douter, on aura du mal.

mardi 24 juin 2008

'Soak Up The Sun' (SherylCrow)

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C'est fou comme le temps passe vite. Nous voici déjà à la dernière semaine de notre stage.

Ceci dit les bons moments se déroulant ici sont encore là, et le seront toujours, apparemment. Pour vous démontrer la simplicité de New York, je vous donne l'exemple de Dimanche dernier. Clément et moi nous dirigeons vers le Rumsey Playfield, un complexe en plein air aménagé au coeur de Central Park. Ici se produisent des artistes tels que Big Daddy Kane, The Chi-Lites, Sheryl Crow et The Delfonics. Nous sommes allés voir Herman Dune, Piers Faccini et Yael Naim la même soirée. Herman Dune nous avait plus à Paris, en première partie du concert des Kooks, mais ici, c'était différent : les arbres, les gens allongés, les hot-dogs, l'air frais ; nous mettaient dans une toute autre ambiance. Les gens présents, français, anglais, et hébreux, n'était venu que pour une seule chanson : 'New Soul' de Yael. Ils sont, comme nous deux, tous partis avant la fin du concert.

J'aime voir un groupe, et le revoir tout à fait ailleurs, géographiquement. C'est le cas d'Herman Dune, qu'on a d'ailleurs rencontré après son show. Parce qu'ici, les artistes sont parmi le public. Pas d'agents de sécurité, de loges, ou de badges. C'est l'Amérique, pas la France. Et, malheureusement pour notre pays, ces différences ne se voient pas que par le système de concerts. Les gens ici on appris à vivre comme ça. Y'a pas de risque. Ce sera dur dur de rééduquer la France, selon moi.

La France a bien sûr des qualités, mais bon, si vous regardez de plus près, et osez voir ailleurs, vous vous rendrez compte de la même chose. Et vous penserez à moi, hein.

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La suite du Weekend fut tout à fait banale (haha), j'ai visité le Bronx, le Guggenheim, traversé Central Park en largeur, pris plein de photos, arpenté Columbus Circle, fait rire un chien, parcouru les Piers de l'Ouest, profité du soleil sur de l'herbe, et prévu d'acheter de belles chaussures.

Rien de plus banal, pour un New Yorkais, non ?


Pix : Pier 84 {clic to enlarge}.

vendredi 20 juin 2008

'Picture on the Wall' (Groundation)


"- Allo ? Oui bonjour j'aimerai passer une mauvaise soirée s'il vous plaît.
- Je suis désolé nous n'en avons plus, veuillez rappeler dans un mois, on nous aura livrés."
Cela pourrait être une de nos conversations téléphoniques New Yorkaises.
Il est en effet difficile de passer de mauvais moments ici.


Mercredi soir, Jane, Clément et moi sommes invités à une soirée sur Times Square (au Connolly's, 121 W45th). Joe Hurley chante avec le groupe de Patti Smith, des célébrités et des politiciens viennent fêter la non-démolition de l'église irlandaise St. Brigids. Moi et Clément avons eu beaucoup de mal à rentrer dans cette soirée, même en étant sur la guestlist, car nous n'avions pas notre passeport avec nous (seulement la copie). Le videur était un con, je crois qu'il faut le dire. Je passe les détails de notre conversation avec cet homme.

Les groupes s'enchaînent et se déchaînent sur scène, alors que nous rencontrons le bassiste de Patti Smith, l'organisatrice des soirées irlandaises à New York, et le Manager du Webster Hall. On se sent forts, puissants d'avoir été invités au troisième étage de ce pub à Times Square, le centre du monde.

Par la suite, on sympathise avec le guitariste de Joe, d'apparence chinoise mais d'origine française. Un français sur scène à New York. Héhé. On rencontre aussi une femme tatouée du logo des Stray Cats, et de dessins étranges sur toutes les jambes. Toutes ses (deux) jambes, vraiment.

En bref, cette première soirée sur Times Square était plutôt alléchante. Il est fort possible que quelqu'un nous envie.

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Hier, vos deux français favoris se sont donnés rendez-vous au Crash Mansion sur 199 Bowery, pour le premier concert de Groundation à New York. Étant donné que j'adore ce groupe, c'était la première fois que je stressais autant avant de rentrer dans un concert. Le Crash Mansion accepte une clientèle de 21 ans ou plus uniquement. Cette salle, ce lounge je dirais même, à été désigné meilleur endroit de New York représentant le Rock'n'Roll. Je stressais donc beaucoup, vu que la veille nous avions eu du mal à rentrer dans le pub irlandais. Mais c'est passé. Soulagement extrême. Une fois rentrés, il est vrai que l'endroit est fabuleux, le bar largement fourni est les serveuses aussi. La première partie était sympa, sans plus. Mais Groudation...quel spectacle. Même Clément a vu le reggae d'un autre oeil, c'est pour dire.

Le show se termine à 2:27am, je n'ai plus de voix, Clément n'a plus de jambes. Si je voulais voir un concert avant de partir, c'était bien celui-ci, et les neuf membres du groupe m'ont largement comblé.

La vie continue, ici à New York, plus rapidement qu'à Toulon, mais elle se poursuit quand même. L'idée qu'il nous reste encore un dernier mois à vivre ici nous engage à profiter d'autant plus, alors bon, nous on accepte.

Héhé.

Groundation a chanté "Picture on the Wall" en dernier.
Je vous engage à la découvrir.

lundi 16 juin 2008

'Hollywood' (The Cranberries)


Aujourd'hui j'ai changé d'île.

Tout d'abord, je flâne dans St-Marks place, comme un punk éméché. Je retrouve le magasin de Mike et Dave, installé sur deux étages. Mike me reconnaît, il me demande ce que je fais ce soir, et me dit de repasser une autre fois avec Clément. Il s'occupe des chaussures : l'étalage est magnifique, le choix est incroyable. Chaussures toutes pointues, en cuir vernis ou pas (bleu électrique, rouge, vert) en serpent (marron, beige, bleu ciel), en poils (orange, turquoise, violet). On y retournera, hein Copain? On pourra avoir un prix en plus. Parce que rien n'est donné.


Je pars ensuite à la pointe Sud de Manhattan, pour un Lundi matin c'est sympa, il fait beau. Battery Park m'enivre le temps d'un repos sur un banc en face des lèvres de la Statue de la Liberté, sur lesquelles je peux lire 'Reviens en Fraaaaaaaaaaaance.'.

Pas tout de suite, Statue, encore un mois.


Direction le Staten Island Ferry. J'apprends que c'est gratuit, alors sans hésiter, je chope un AppleCinnamonTea et grimpe sur le yacht orangé. Les paysages sont fantastiques. Quelle idée de payer le ferry pour la Statue de la Liberté alors que le S.I. Ferry est gratuit, et passe devant. 'Hollywood' défile sur New York lorsque Manhattan se noie de plus en plus dans la brume.

Arrivée sur Staten : c'est pas super. Le soleil est là, mais le fun pas. Maisons, bus, voitures, jeunes, c'est tout. J'aurai pu narguer la terre entière en disant que j'ai acheté un Tea sur Manhattan et mis du sucre dedans sur Staten Island. Mais non, j'ai pas trouvé de sucre, c'est bien dommage, j'en aurai été fier. Alors bon ben, ferry de retour sur Manhattan. Très mignon d'ailleurs ce ferry.

En une demi-journée, il est fou tout ce qu'on peut faire à New York City. Prendre un bateau, un bus, un train, voir des centaines de gens et profiter du silence, tout ça en même temps.

samedi 14 juin 2008

'Classic Case' (SemiPreciousWeapons)



Hier je n'ai pas eu de stage, cependant je n'ai pas passé une journée en tant que touriste. J'ai rencontré Marie, une Philippine de 18 ans et demi, et nous avons passé la journée ensemble. Jusqu'à Minuit et demi.

Ce qui est agréable dans le fait de sympathiser avec des teenagers ici, c'est qu'ils ont leurs propres histoires New Yorkaises, leur passé est riche de coïncidences dont tout le monde rêverait. Mais ces teenagers sont aussi dépassés par la grandeur de la ville. En dessous de 21 ans, il est difficile de s'amuser. Même si l'alcool aide à la bonne soirée, il devrait être autorisé de pouvoir rentrer dans des bars et nightclubs à partir de 18 ans, de manière à s'amuser sans alcool. Enfin bref. Les teenagers New Yorkais trouvent toujours des moyens pour s'amuser, ne vous inquiétez pas pour eux.

Je retrouve Marie au coin de la 42th et de la 5th. Très mauvais choix de rendez-vous, car d'un il y a quatre coins, et de deux, ce doit être le croisement le plus peuplé de toute l'Amérique. Mais on s'y retrouve. Starbucks, puis marche vers Central Park, où nous nous asseyons. J'ai pratiqué mon anglais toute l'après-midi. Cône à la vanille vers l'Apple Store de la 5th pour y retrouver Clément.

Enfin, marche vers Times Square, pour y voir le dernier film de M. Night Shyamalan, The Happening. Les tickets sont chers, $12 la place, mais bon, le film est sorti aujourd'hui, on le voit sur Times Square, et il est tourné à New York. Voilà l'excuse. La séance est programmé pour 10pm, nous partons donc tous les trois déguster pizza slices et spaghettis. La vie est chère, à Times Square. En même temps, donnez-moi géographiquement le centre du monde. Merci, Merci, c'est Times Square.

Le cinéma compte 25 salles, étalées sur 4 étages. On est pas à Grand Ciel. La salle, gigantesque, est pourtant pleine, tout le monde est bonne humeur et applaudit les bandes annonces. Faut dire qu'elles donnent envie, ces bandes annonces. Elles annoncent quoi. Mais qu'est-ce qu'elle annoncent bien.

Le film commence. La première scène se déroule dans Central Park. Ce qui s'y passe est terrifiant. C'est marrant, pour une fois je peux dire que j'étais sur les lieux du tournage, toute l'après-midi. Mais il ne m'est rien arrivé, soyez-en sûrs. Mais ça fait drôle quand même.
Je ne ous raconterai pas la suite et fin du film, car je vous engage et oblige à aller le voir, tellement il était bien. En plus vous pourrez penser à nous, en voilà une bonne occasion d'aller le voir.

Je vous dirais juste une chose : l'ambiance dans la salle était plutôt imprévue, les gens rigolaient, hurlaient, mangeaient leur pop-corn hypnotisés par l'oeuvre de Shyamalan. Pour information, je n'ai jamais eu autant peur au cours d'une scène cinématique. Pourtant c'est en anglais. Mais non, mon coeur a sauté et est complètement sorti de mes entrailles à un moment précis du film. J'ai crié comme jamais je ne me serai permis de crier dans un cinéma sur Times Square.

Arf

Donc deux recommandations nécessaires pour cet article : allez voir The Happening (ou plutôt Phénomènes, en français, beurk), et comme vous ne connaissez pas la chanson 'Classic Case' des SPW (personne en France ne la connais), tenez moi au courant et je vous l'enverrai. Car elle est en train de devenir ma chanson New Yorkaise préférée.

D'ailleurs, excellente nouvelle pour les deux stagiaires, les SPW finissent leur tournée sur Brooklyn avec deux concert gratuits.

mardi 10 juin 2008

'3's & 7's' (QueensOfTheStoneAge)


La vie continue !

Je dirais que c'est la routine, on me salue dans Woodside, on me reconnait au Bagel Store de Forest Hills, j'ai quelques numéros de téléphone sur mon phone américain, on m'appelle pour sortir...

Une nouvelle vie s'installe quoi.

Mais oui, mais oui, je vais rentrer.

samedi 7 juin 2008

'Her Hair Is On Fire' (SemiPreciousWeapons)


Les journées s'enchaînent, mais ne se ressemblent pas. Enfin si, mais dans une perfection New Yorkaise comme on l'a toujours connue. Les Semi Precious Weapons sont revenus pour un dernier concert à New York avant de partir à Toronto et Los Angeles. Vous savez, c'était ce groupe dont on vous avait tant parlé.

On était au premier rang, limite sur la scène, autour de filles inimaginablement belles (chacun d'entre vous mettrait environ 5 ans et 112 jours pour en trouver des pareilles en France). Moi et Clément avons chanté un refrain de la chanson titre au micro. Le show était comme d'habitude extraordinaire. Trop dur de décrire ce talent, cette présence, cette folie, cette musique.

After show avec le groupe sur la 14th. On rencontre tous les membres, Justin le chanteur nous lance un 'You were adOOOOORable'. Il nous avait reconnu lors des deux concerts, c'est quasi-sûr. Pour le coup, j'ai arraché sa manche de gilet. Ce qui nous a le plus marqué, c'est que le groupe est vraiment gentil, et qu'il ne snobe en aucun cas son public. Pourtant ils ont fait une tournée mondiale, ils pourraient se la jouer (mais non). Très bon moment, cet after-show.

Escortés par Alex et Guns, deux TOP-MODELS, nous partons vers un bar, mais c'est pas terrible, alors on reste dehors. Voici qu'arrivent Dave et Mike, deux icônes du rock'n'roll de 19 et 22 ans, et membres du groupe Dynamite Young. On va tous manger une pizza, c'est si facile de rencontrer des gens. J'ai jamais vu et ne verrai jamais quelqu'un de plus stylé que Dave (voir la description de Clément sur son blog), ni une fille plus belle qu'Alex. On voulait juste voir un concert hein.

Il est trois heures, les deux punks rockeurs jouent à passer entre les bloc-vélos et sous les boîtes aux lettres parsemés de copeaux de verre. Ça c'est plutôt rock'n'roll.

Tout le monde se sépare, c'est super, on se reverra, les métros sont là, pour une fois on ne les attendra pas. Les SPW live me manqueront.


New York aussi d'ailleurs.


mardi 3 juin 2008

'Tammie' (TheDo)

What a Great day




Aujourd'hui je n'avais pas de stage. J'ai donc fait le visiteur français, mais en même temps le citoyen New Yorkais, en vagabondant parmi les îles de l'État de New York.

Seul, je me dirige vers Coney Island, la pointe la plus au sud de Brooklyn, et de New York. Réputé pour ses multiples attractions, le quartier est féerique. Je débarque sur Surf Avenue, parallèle à la Mer. Un immense parc d'attraction libre d'accès s'ouvre à moi, occupé par des centaines de Coney Islandais en shorts, bikinis, et tongs. C'est les vacances, c'est lumineux, c'est une toute autre face de New York, encore inconnue. Trottoirs larges, hot-dogs, Pepsi, burgers, Corona, tout est là. La plage s'étend à perte de vue, peuplée par certains courageux et deux ou trois centaines de poubelles vides. À l'angle d'un stade de Baseball, je grimpe sur un Pier, vais tout au bout, et m'allonge sur la mer et les planches de bois, parmi le vent, les pêcheurs, et les mouettes. 'Cordell', des Cranberries, allait bien avec le moment. Que rêver de mieux, je me rendais compte de la chance que j'avais d'être ici, à ce moment là. GRAND instant de repos, sous le ciel bleu et sur la mer. Sur le retour, la féerie se poursuit, en passant par Beer Island (seulement un magasin, pas une île, hm), et un charmeur de gros serpents blanc et jaune. J'avais six ans cette après-midi.

J'ai le temps, du temps. Je reste sur Brooklyn en descendant à n'importe quel arrêt de Metro : je ne connais pas l'endroit, allons donc voir comment c'est. L'arrêt s'appelle "Atlantic-Pacific", une grosse jonction des transports Brooklynois. Après un quart d'heure à chercher la sortie de la bouche de Metro, Iced Green Tea et découverte d'un grand mall ensoleillé. C'est beau.

Retour dans le Metro. Deux scouts français d'une vingtaine d'années jouent au frisbee dans le wagon. Pff. Arrêt à Bowling Green, l'ultime pointe Sud de Manhattan. Je ne connaissais pas, encore une fois, alors je visite. Tout est vert dans le Metro. Je gravis les escalators, et est submergé par un immeuble vitré de vert, brandissant ses reflets perpétuels sur les parcs (...?). Je marche vers le sud-sud, jusqu'à la mer. La Statue de la Liberté m'arrête, me stoppe, c'est pourtant seulement une statue, et loin en plus. 'Incantations', Massive Attack. Des ferrys arrivent, se vident, se remplissent, et repartent. Je marche, seul. J'aperçois une immense structure d'acier brossé, m'approche, et comprends que c'est la station du Staten Island Ferry. TRÈS moderne. Les gens en costumes courent, se bousculent, pour ne pas rater leur bateau (c'est plus des bus ou des Metros, ce sont carrément des bateaux oranges). Quel beau temps.

J'appelle Clément pour partager le programme de la soirée ensemble. Toujours pas sorti de l'agence, il me permet de découvrir une dernière trouvaille encore inconnue de New York avant la nuit. Pier 17 : sur la rive Est de l'île, je déambule parmi les panoramas, les amarres, et les trois-mâts en bois. Pier 17 est rouge, beau, attirant. Je rentre. Une centaine de magasins indoor et outdoor sont étroitement disposés sur trois étages. À l'extérieur, une vue imprenable de la côte est appréciable (et appréciée) : j'y distingue les trois ponts reliant les différents boroughs New Yorkais. Je passe du bon temps. 'Child Of Vison' de Supertramp m'y aide encore plus.

De retour sur Woodside, je clos mon daily trip par un fou rire. Oui, un fou rire dans le Metro 7. J'avais pas prévu. Une fois assis, se morfond en face de moi un mexicain, s'endormant sur l'épaule de son voisin (qu'il ne connaissait pas). Ce voisin, en orange, guettait l'oreille sale et tombante du mexicain du coin de l'oeil. Je riais, intérieurement. À chaque secousse de la rame, les centimètres entre le lobe et l'épaule des deux hommes diminuaient. L'homme en orange me voit rire, et dès que le siège d'a côté était libre, il a sauté dessus. Le mexicain se réveille, MAIS.................se rendort. Je ne m'esclaffe plus, mais c'est très dur, car l'homme en orange est tordu, caché par ses mains. Le fou rire s'amplifie lorsqu'une gentille dame s'assoit à côté du mexicain. Je ne sais plus où regarder. Le mexicain me fait rire, l'homme en orange se marre tellement qu'il en a mal au ventre, et chacun des passagers se demande ce qu'il se passe. Une larme glisse sur ma joue. L'homme en orange descend, me laissant seul avec le mexicain. Beuuha. Il me lance un dernier grand clin d'oeil plein d'humour sur le quai, et je ris.

Les fous rires dans un Metro, faut essayer. Parmi tant d'autres choses d'ailleurs.

Cette journée était superbe. Quoique très maritime, elle m'a dépaysé de la Grand Pomme. J'étais plus qu'un touriste, mais ça aurait été la journée idéale pour quelqu'un qui ne résiderait que 24h à New York.


Je me dis que j'ai de la marge, je reste deux mois et demi.


dimanche 1 juin 2008

'Seven Days In Sunny June' (Jamiroquai)


Bonjour.

Nous voici arrivés à un point où New York est notre.
Hier en est la preuve : on a passé la journée à Williamsburg, une fois le ventre bien rempli par un Burger deluxe sur la 2nd Avenue. Il fait BEAU, les filles sont BELLES (dur d'en trouver des laides, vraiment. On a même inventé le jeu de celui qui voyait une fille moyenne en premier. Personne n'a gagné).
Le soir nous retournons sur Brooklyn. Nous n'avions pas de soirée de prévue, mais la fonction de cet article est de vous montrer à quel point New York est folle, imprévisible, et tout simplement incroyable.

Commençons au début : nous arrivons à un point de vue sur le bord de l'East River, panorama de nuit de Manhattan au complet. Que rêver de mieux un Samedi soir à New York.
Déjà, hein, déjà c'est une bonne soirée.

Il était 10:54pm lorsque nous nous dirigeons vers un skateshop. Haha, un skateshop (avec rampe de skate intérieure), et une 300taine de personnes dansant sur de la techno New Yorkaise (donc bien). On rentre à 19 ans, à l'intérieur ne se trouvait QUE des jeunes de 19 à 23 ans. Tous la classe, aucune fille n'avait un bouton d'acné. On se demandait si on était pas tombé dans une soirée spécial top-models stylés de New York, car vraiment, il était dur dur de trouver une grosse, ou une petite grosse. Je suis désolé, c'était vraiment la réalité.

'Allons-donc vers le Bar !' (toujours dans le skateshop vidé pour l'occasion, hein) me lance Clément, s'engouffrant dans la population tatouée. La (jolie) serveuse nous avait déjà préparé deux Bud, comme si quelqu'un l'avait appelée auparavant pour lui dire que deux français de 19 ans allaient arriver d'ici 7 minutes et 22 secondes. Elle nous lance les bières.

Et les bières étaient gratuites.





Je devrais arrêter mon article ici tellement ce genre de soirée est inimaginable en France.
Non ?

On a quand même laissé des tips,
parce que je ne vous dit pas le nombre
de bières gratuites dont on a profité.


La suite de la soirée était aussi géniale, pour changer. On se retrouve sur Bedford Ave., la rue en place à New York, ou l'on se prend une part de pizza et un café. Oui, il était pourtant tard, mais il y avait encore beaucoup de gens, en train de savourer leur Samedi soir à Williamsburg, tout comme nous.


En rentrant (2:41am),
nous regardons le film Cube.
Parce qu'on est pas fatigués,
et que les soirées ici ne donnent
en aucun cas l'envie de dormir.

vendredi 30 mai 2008

'Animals Can't Laugh' (Moriarty)


Nous voici (enfin) à la moitié de notre stage, voyage, et expérience New Yorkaise.
Je suis toujours heureux de partager mes sentiments et impressions avec vous sur ce blog.

Je suis actuellement en stage, et capte un wifi aujourd'hui, par chance (une fois sur quatre-vingt-deux).

Ça sent l'été, comme dirait la seule chanteuse française que j'aime. Aujourd'hui il fait jusqu'à 28°, je ne connais pas trop la météo en France, mais je trouve les 28° de New York plutôt agréables.


- J'écris, le soleil brille, les gens vont déjeuner.

Ce soir nous serons ou pas invités au cinéma par la gentille Kim, boss de Clément. Ce sera marrant, especially quand je lis la synopsis du film. J'aime avoir des connaissances, des relations dans un pays autre que celui dans lequel je suis né. Ça ouvre des portes.

Aujourd'hui, j'ai LE pantalon. Celui que vous admirez en photo au-dessus. En marchant vers 110-31 73rd Road (Forest Hills, NY), là où je fais mon stage, une dame me parle. Chocolat chaud, Bagel, MacBook à la main et iPod dans les oreilles, je ne peux l'entendre. Mais j'ai lu sur ses lèvres, “Nice Pants!“. Merci New York.

Christina vient de recevoir les brochures, elles sont bien. Ça fait vraiment drôle d'avoir son propre travail imprimé, dans les mains. En ce qui concerne Christina et son cours de danse orientale, elle m'a d'ailleurs dit que ses danseuses se rappelaient très bien de moi et Copain qui les avont prises en photo. L'une d'entre elles, malaisienne, est TRÈS jolie et TRÈS intéressée. J'aurai son numéro d'ici peu. C'est pratique les connaissances ici. Pour le coup, merci le stage.


July the Cat is hungry. I'm gonna feed her.

mercredi 28 mai 2008

'New York I Love You, But You're Bringing Me Down' (LCD Soundsystem)

New York, I Love You
But you're bringing me down

New York, I Love You
But you're bringing me down

Like a rat in a cage
Pulling minimum wage

New York, I Love You
But you're bringing me down

New York, you're safer
And you're wasting my time

Our records all show
You are filthy but fine

But they shuttered your stores
When you opened the doors
To the cops who were bored
Once they'd run out of crime

New York, you're perfect
Don't please don't change a thing

Your mild billionaire mayor's
Now convinced he's a king

So the boring collect
I mean all disrespect

In the neighborhood bars
I'd once dreamt I would drink

New York, I Love You
But you're freaking me out

There's a ton of the twist
But we're fresh out of shout

Like a death in the hall
That you hear through your wall

New York, I Love You
But you're freaking me out

New York, I Love You
But you're bringing me down

New York, I Love You
But you're bringing me down

Like a death of the heart
Jesus, where do I start?

But you're still the one pool
Where I'd happily drown

And oh..
Take me off your mailing list
For kids that think it still exists
Yes, for those who think it still exists

Maybe I'm wrong
And maybe you're right
Maybe I'm wrong
And maybe you're right

Maybe you're right
Maybe I'm wrong
And just maybe you're right

And Oh..
Maybe mother told you true
And they're always be something there for you

And you'll never be alone
But maybe she's wrong
And maybe I'm right
And just maybe she's wrong

Maybe she's wrong
And maybe I'm right

And if so, is there?



Chanson du moment. Je conseille par ailleurs tout l'album, Sound of Silver.

Les soirées sont ici extrêmes, je vous passerais les détails pour trois raisons :
- Ce serait trop long de tout expliquer.
- Je ne me rappelle plus de grand chose à chaque fois.
- Vous serez jaloux(-ses) de m'entendre tout décrire.

En quelques mots, on pourrait résumer les nuits de New York comme incroyables, inoubliables, arrosées, voire abusées. En gros.

Sous un soleil de plomb je vous fait part de mes impressions. Je travaille, dessine informatiquement, profite du beau temps et ressens de moins en moins l'envie de rentrer. Mais je le ferai pour vous, lecteurs.

Central Park est Magnifique. Je compte sur Clément pour qu'il soit maintenant d'accord afin que l'on passe tous les derniers weekends ensoleillés sous un arbre, à Central, au sein des enfants qui courent (et trébuchent), et des filles prépubères topless.

Ce sera bien, un weekend entier dans un des plus grands parcs. Il faut que tout le monde connaisse ça. Il faut construire un Central Park dans chaque ville.




dimanche 25 mai 2008

'Southern Girl' (Incubus)


Aujourd'hui nous ferons une heure de barque au centre du monde. En effet, nous nous dirigerons au coeur de Central Park, louerons une barque blanche, et naviguerons sur le Lake. Ça va être une heure de détente ultime. D'air frais. De repos. Central Park est magnifique, le soleil brille à fond, que rêver de mieux.


C'est Dimanche. Un Dimanche sur une barque au soleil parmi la verdure, c'est incensé à New York.


La suite dans un prochain article, en attendant, bonne journée chez Madame la France.


(belle photo, hein, merci mon portable)

samedi 24 mai 2008

'Music Has No Borders' (Uzuhi)


Quels moments que ceux passés dans cette ville. Je ne sais vraiment pas comment passer une mauvaise soirée ici, j'aimerai qu'on m'explique. Aller dans un bal ? Devoir se déplacer sans métro ? Vagabonder dans le Bronx ? Humpf, que faire pour que ce soit nul. Quelle est la démarche nécessaire pour une soirée ratée.

Avant-hier nous avons vu Indiana Jones 4 sur Broadway et les pop-corn. J'ai aimé moyen, trouvé que c'était capillotracté à quelques moments. Mais bon, Copain était content, on a passé un bon moment, alors je suis content aussi.

Hier nous étions au Delancey Bar, 168 Delancey St. (Lower East Side). 8 groupes de punk rock étaient prévus. S'avançant vers l'entrée, on nous demande nos ID (= carte d'identité). Aller, on a vintéheinnan. On rentre, et paye $5. Mais attention, ce qui va suivre est invraisemblable. On a payé $5 pour 8 groupes en live, et trois bières. $5, c'est à dire 3,50€. C'était une soirée spéciale, avec Bières Sapporo (Japon) à volonté entre 9 et 10pm. Le BON plan quoi. Alors on en a pris trois. Rien d'autre, haha. Le premier groupe était vraiment nul, pas de ryhtme, pas de présence, vraiment vide. Le reste était sublime, trois groupes de punk-rock Japonais, Uzuhi, High Teen Boogie et Goro. Les trois bières sont ingurgitées. Uzuhi était incroyable, un chanteur avec une présence scénique magnifique, un guitariste que j'ai adoré (ça fesait bien longtemps qu'un guitariste ne m'avait pas autant plu), une dame aux Keyboards et un batteur d'enfer. High Teen Boogie était un groupe composé de trois japonaises, elles envoyaient du lourd. La batteuse était (jolie et) minuscule, mais jouait avec une vitesse et une précision, t'as jamais vu ça. La guitariste et la bassiste étaient (jolies et) complémentaires, ce qui donnait une envergure toute différente à leur musique. Goro était un groupe de rock pur, semblable à Motorhead ou encore Metallica (dans les influences basiques). Ils envoyaient tous du lourd, wow quoi. $5, je le redis. Trois groupes suivaient, dont Animal Pharm (super voix d'un noir du Bronx seulement accompagnée d'une guitare accoustique), EggplantQueens (six musiciens sur la petite scène, je vous laisse découvrir par vous-même leur Myspace), et AcidRayz (qu'on a pas vu, pour cause de perte d'oreilles à la suite d'EggplantQueens).

Les soirées New-Yorkaises, ça vaut le coup, décidemment. Les bons plans comme celui-ci, je suis persuadé qu'il y en a tous les soirs. Il faut vivre deux mois et demi ici pour s'en rendre compte, et ne plus vouloir rentrer. Il n'y pas que les soirées à New York, cette ville englobe des qualités dans tous les domaines, c'est un tout.


Nous nous rendons compte que nous sommes à la moitié de notre weekend de deux mois ici. Pas à la moitié de notre vie.


Je suis retourné sur la 83th. L'endroit où je logeais en Février. Ce quartier m'avait marqué, c'est vraiment le quartier NYkais typique, avec une architecture sublime, un voisinnage tranquille, et près de tout. S'il m'arrivait de vivre aux États-Unis plus tard, je ferai vraiment tout pour me retrouver, ici, au sein de l'UpperWestSide.


Décidément,

I New York.

mercredi 21 mai 2008

'Undivided' (Groundation)


Ce matin-là à New York City, les oiseaux chantaient sous le soleil, parmi les vieilles Cadillac et les dernières Mercedes.


Je pars en Stage. Je pars travailler. Je pars satisfaire des clients. Je ne pars pas pour obtenir une note. Je pars en vue de conseils, d'expérience, de changements, d'appréciations.

Les gens semblent tristes ici. Dans un bus, un métro, vous ne trouverez pas de new-yorkais souriant, accueillant, sauf s'il est ivre. Le new-yorkais n'est pas jouasse. Il devient sympathique lors d'une première conversation. C'est dommage, mais c'est ce qui fait la population de cette ville. Et son charme. La diversité de population est ici remarquable : bien qu'ethnique (mexicains, chinois, japonais et français), cette diversité se fait ressentir parmi les différents quartiers de l'État de New York. Cet état est étendu jusqu'à Boston, et rentre dans l'Amérique profonde. New York est grand. Rien que sur Mahnattan, 11kms de long, le million de personnes y résidant sait se départager en d'autres 'ethnies', comme les travailleurs, les touristes, les jeunes, les noirs, les blancs, les jaunes, les junkies, les homeless et les riches. Chacun y trouve sont propre état. Il nous est arrivé de passer d'une ethnie à l'autre sans le savoir. Par exemple, Broadway. Broadway est une route qui traverse le Bronx, Manhattan et le Queens sans s'arrêter. Passé la 14th, sur l'île, nous ne sommes plus chez les riches qui travaillent jours et nuits. Nous sommes dans un quartier pauvre, les magasins vieillissent, les routes noircissent, les neighborhood craignent. Je parle de ça pour accentuer sur le problème/la qualité des grandes villes. Chacun le voit comme il le sent. Les grandes villes attirent du monde, des gens réussissent, d'autres non ; des gens réussissent et font faillite, d'autres partent de rien et arrivent a l'apothéose de leur succès. C'est la folie des grandes villes. C'est aussi celle de New York.


Les oiseaux ne chantent plus, il se sont réfugiés au creux de leur nid pour s'abriter de la pluie. Le temps fait n'importe quoi, ça doit être les Saints de Glace Américains.


En ce qui concerne le stage, et pour mes professeurs lisant cet article, je suis fier de moi, vraiment. Aujourd'hui, j'ai eu non pas une appréciation, mais une éloge de mon travail sur la brochure 3 volets, par la cliente en personne. "It's Fabulous". Ça fait vraiment du bien, un travail récompensé. Je ne me bade pas ou ne me vante pas et tout ça, je suis juste heureux d'avoir conquis un client. Et je serais encore plus heureux lorsque j'aurai entre les mains un exemplaire de mon premier travail imprimé en masse. La brochure pars en imprimerie Vendredi.

Nous avons (encore) retrouvé Joe tonight. Voici pourquoi : à 3:56pm, un documentaire passe sur MetroNews 1. Jane m'interpelle, et m'explique la situation : une église irlandaise (au sein de Lower East Side) datant de 1840 devait être démolie dans trois jours sur Manhattan. Par chance, elle a été sauvée de son abolition et rachetée par un riche anonyme, ayant déboursé 21 Millions de Dollars pour annuler cette destruction. Joe, irlandais aussi, avait organisé un concert immense pour la St. Patrick dans le voisinage proche de cette Irich Church. Pour citer des noms, les New York Dolls et Patti Smith jouaient ce soir-là. Deux noms suffisent à vous donner une idée. Cette église a donc été rachetée aujourd'hui. Joe célébrait ça entre Irish people, ce soir au Solas Bar, 232 East 9th Street. Nous l'avons rejoint et avons passé une bonne soirée, vraiment irlandaise.

Quelles drôles d'histoires.

J'ai énormément bu aujourd'hui : une bouteille d'IceTea de 43cL, un MediumHotChocolateWithCream/BrownSugarAndCinnamon au Starbucks, un soda bio à l'Orange offert par Jane, une cannette de Coca® offerte par la serveuse du resto' mexicain d'à Midi, une Bouteille de RootBeer au sucre de Canne dans un Coffee ($1,75, et c'est BON), un verre de Cabernet-Sauvignon avec Joe, et un cocktail 'SexOnTheBeach' avec Copain.


Et j'ai soif.


lundi 19 mai 2008

'Pet Sematary' (TheRamones)


Je passe d'excellents moments dans cette ville.
Il en est même difficile de décrire tout ce que je fait. C'est pour dire.

Peut-être que ce soir, voyons...je vais vous décrire notre soirée.
Nous venons de rentrer du show annuel rendant hommage à Joey Ramone, se déroulant au Fillmore sur Irving Plaza.
Et quel show.
On en vient à se demander si on passera au moins une mauvaise soirée. Et on en doute.


La salle était immense, et a accueilli les plus grands : dites-moi un nom allez...Prince ? Oui...Radiohead ? Ouii...Les Red Hot ? Bien Sûr...Elton ? Oh oui. Christophe Maé ? Non...

Les spectateurs se comptaient par centaines. Tous en blousons en cuir. Le concert à duré 4h30, il y avait une bonne vingtaine de groupes. Certains nous ont marqués, et tout spécialement le groupe le plus jeune, les Semi Precious Weapons. Je vous annonce sa composition : un batteur excité à coupe émo noire, un guitariste stylé à Gibson LesPaul SunBurst, un bassiste déjanté, et un chanteur blond transsexuel aux collants noirs et bottes rouges. Le groupe nous a marqué par sa composition, mais surtout par sa musique, qui passait super bien dans nos p'tites n'oreilles. Je vous invite à consulter leur Myspace, maintenant que j'en suis spécialiste (de Myspace).

Je crois, personnellement, ne jamais avoir vu un groupe aussi fou. Incroyable. Le chanteur donnait des coups de partout, tirait les cheveux du guitariste en plein riff, sautait sur le dos du bassiste déjà par terre, enfin c'était du n'importe quoi. Et la musique suivait, c'est ça qu'était super.

Au cours d'un changement de groupe, j'aperçois Joe Hurley, le Rockeur pour qui je travaille. Ça fait très plaisir que lors d'un évènement comme celui-ci, je puisse commencer à dire des phrases du genre : "Ohww Joe, how are you doing?!". Comme si je vivais ici, j'avais des amis et je les croisais pendant des soirées, un Lundi soir sur Manhattan. C'est bizarre, mais j'aime ça.

Joe nous invite dans l'espace VIP. C'était l'étage du dessus, pour ceux qui sont au-dessus. Budweiser à $6, puis appréciation de la deuxième moitié du show toujours debout, mais au-dessus. Joe nous présente à quelques personnes au-dessus, membre du VIP Club du Fillmore. On ne sait à qui nous serrons les mains, mais on a pu remarqué certains chanteurs et musiciens de la soirée. C'est bien, les soirées au-dessus avec Joe. Quelle chance de le connaître, c'est vrai qu'en y pensant, comme premier projet de stage, j'aurai pu tomber sur un vendeur de bretzels qui veut redécorer sa carriole. Mais non, j'ai eu droit au chanteur guitariste des Rogue's March, qui connaît le monde de la musique new-yorkaise comme sa poche. Et oui, merci le stage.

Pour clore le tout, nous sommes mis au courant de l'arrivée du frère de Joey Ramone, en personne. Il nous joue deux chansons, dont la dernière sera 'What a Wonderful World", la reprise de Louis Amstrong. Quelle belle soirée. C'est vraiment pas tous les Lundis qu'on vit ça.


vendredi 16 mai 2008

"I Love The Rain" (LennyKravitz)


Hier, il fesait super beau. Aujourd'hui, c'était le déluge.

Ça fait maintenant trois fois que la météo nous joue ce tour : un jour il fait beau, on croit que l'été arrive enfin et qu'on va sortir les tee-shirts ; le jour suivant il pleut, et on l'a dans l'baba. En allant en stage, je vois la même chose tous les jours (je prends le bus Q60 qui traverse tout le Queens Boulevard, je pars de Woodside et arrive à Forest Hills). J'ai vu le Queens en entier, et sous toutes ses formes : ensoleillé, pluvieux, aux rush hours, en vacances. Ça fait bizarre de se dire qu'on connaît un certain parcours par coeur, on se rends compte que c'est comme un petit chemin de travail, une petite vie nouvelle qui se met en place. Ce n'est pas forcément ce dont j'ai envie, mais c'est ce que je ressens, et ce seulement après deux semaines de stage.

Aujourd'hui, j'ai eu mon premier coup de chaud au niveau d'un projet. Je dois mettre en place trois Myspace pour Joe Hurley et son groupe Rogue's March. Joe m'a donné précisément 312 photos en 300dpi (que j'ai du redimensionner dans Photoshop pour un format web) et une bonne centaine de photographies papier, que j'ai scannées. Une fois tout ça terminé, j'arrivais au but : uploader les photos dans chacune des pages Myspace, bien rangées et dans l'ordre, pour les voir à l'écran, et que ses 500 ami(e)s aussi. C'est comme à Noël : quand t'as été sage toute l'année et que t'as bien travaillé, tu veux savoir ce qui y'a à l'intérieur du papier cadeau. Alors j'upload (autrement dit, je met en ligne). Mais dans un album déjà présent, j'aperçois 29 photos que j'ai aussi dans les 312 que j'ai redimensionnées. Comme j'allais pas les trier, je supprime l'album et upload toutes les nouvelles photos. Joe le Rocker aperçoit ça en une dizaine de minutes, m'écrit des mails et appelle Jane, en demandant ce qui se passe. On lui explique, il comprend, mais voilà le problème : il avait mis des captions sous chaque photo (caption = légende, annotation). J'ai donc tout perdu, je suis perdu. Tout mon travail chamboule. Une demi-heure au téléphone. Joe, le client, que j'avais rencontré, comptais vraiment sur moi. Je me suis un peu énervé contre moi-même en anglais, c'était marrant. Mais, délivrance : Joe retrouve les captions dans un vieux mail. Je reporte tout, lui fait tout ça vite, et c'est réglé.

Ouf.

Je ne supprimerai PLUS JAMAIS RIEN.

Nous sommes allés voir Poultrygeist au cinéma ce soir. En France, quand il pleut, on va au cinéma. Alors pourquoi pas ici. Mais ce film, vous ne le verrez jamais en France. C'était trasho-hilarant. Le cinéma était somptueux, le son incroyable.

Bien bon moment.

-—ƒ—-


J'aime les journaux NewYorkais. En sortant du cinéma, j'aperçois le Village Voice, qui paraît tous les mercredis, puis The Cool Nerd (je connais pas mais ça a l'air bien), et enfin le weekly released How Free Is New York ?. Les newspapers me font patienter dans le métro. J'ai bloqué sur le Village Voice...: des concerts, des concerts, et encore des concerts. Oasis et Blur dans la même soirée. The Wailers (sans Bob, car malheureusement New York peut tout faire sauf le ressusciter). Tommy Emmanuel. Ween. Chuck Berry. Radiohead. Jack Johnson. Sheryl Crow. Prince (oui, Prince). Joe m'a dit qu'avec ses connaissances dans le monde musical, il appellerait pour des places de concerts en retour de mon travail pour lui. En espérant que tout ce que je fasse lui plaise.
Parce que voir Prince à New York, ça doit être quelquechose d'assez bien.


(il fait super beau aujourd'hui, vraiment je comprends plus, this weather is driving me crazy)

mercredi 14 mai 2008

'Ms. Jackson' (TheVines)


(Je ne compte plus les jours.)

Grande et longue journée aujourd'hui. À 1:30am je suis au courant d'un rendez-vous à 9:30am au Sud de Manhattan. Je trouve alors Jane et elle m'emmène dans le tribunal de la Cour Suprême de New York. Nous sommes là pour supporter Joe Hurley, un ami de Jane et occasionnellement le guitariste chanteur de trois groupes de rock New-Yorkais. Le procès consiste en : le rocker se plaint de bruits incessants sous son appartement, où se trouve un nightclub privé diffusant de la musique forte et de l'alcool. Pour ce matin, je pensais que par le mot anglais "support", Jane parlait d'un groupe de gens qui hurlerait contre le owner du bar du dessous, dans la rue. Juste ça. Mais en fait, non, j'étais au tribunal. Pour la première fois. C'était impressionnant. Surtout ici, c'était tellement immense. Salle toute en bois, deux avocats parlent aux Juges alors qu'une secrétaire arrive avec son petit desk rempli de boutons. Cette femme m'a scotchée : elle s'est posée devant les lawyers, et a noté TOUT ce qui a été dit sur sa machine. Elle tapait à une vitesse incroyable, sans regarder le clavier, wow. La geek. Il y avait aussi une policière, qui ne servait pas à grand chose. Le propriétaire du bar était moche, moi j'était pour Joe le rocker. Joe était super bien habillé ce matin, avec un beau costume et des lunettes de vue à verres jaunes. La Classe. Derek (pff), le propriétaire du club, avait une cravate immonde avec plein de motifs, une chemise hideuse avec des p'tites fleurs (genre le jet-setter Miamiais, de Miami), une veste de costume incroyablement laide, faite de petits carreaux blanc et bleu clair, et des chaussures sans chaussettes. Buairk. On ne sait pas qui a gagné le procès, la réponse sera pour dans quelques jours. Ce fut une très bonne expérience. J'irai même dans un tribunal en France pour faire une comparaison (c'est Florence, ma prof' d'éco-gestion qui va être contente).

Later, Joe nous siffle un taxi et nous emmène au Liquor Bar, un bon p'tit restaurant. Croque-Monsieur à l'oeil, merci le raukeurdeunouyorq6ti.

Retour sur Woodside pour récupérer le MacBook. Je doigt voir Joe pour composer ses trois Myspace's de rocker. Donc métro pour retourner là où j'étais. J'entre dans l'antre de Joe le Rocker. Whaou, des centaines de CDs, cassettes audio, de photos avec des stars encadrées...Bel endroit. Après une salutation et un verre de DietCoke, je m'installe à côté de son MacBook Pro 17". Il choisit des photos à scanner, par exemple celles avec Joey Ramone devant le CBGB, avec tous les membres des New York Dolls, Patti Smith et Joe Strummer. Moi je lui explique les bases de Myspace, comment rajouter des chansons et grouper des photos dans un album. J'ai mieux compris Myspace en anglais qu'en français. We have fun. Il me confie donc une centaine de photos très chères à ses yeux, ses albums, son dernier album dédicacé par Joe Strummer des Clash. Il tient a tout ça, et j'ai actuellement ça devant moi. J'ai une grande responsabilité là, VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ? TOUTE UNE VIE RÉUSSIE EST DEVANT MOI. Je ne doigt pas me faire racketter ce soir en rentrant, sinon je le prendrais sur moi. Donc ne venez pas me voler tous ces documents ce soir, par le vol AF06 qui part à 13h15. Je vous en voudrait.

Je suis actuellement au 11e étage d'un building on West Manhattan. Je devait assister à une réunion d'affaire avec Jane. Tout le monde est Suit Up. Je suis trop timide pour rentrer, je sais que c'est ridicule. Je me suis dépéché et je suis arrivé 15 minutes en retard. Donc j'attends devant la sortie de la salle, au 11e étage. Mais je suis bien.
Finalement je rentre. Des femmes d'affaires me font peur.

Hier, une femme et son enfant Matthew m'ont abordé. J'étais en train d'agrémenter mon rapport de stage de quelques informations sur mon ordinateur. Le petit, agité, me demande mon nom, et ce que je fais. Je lui dit mon nom, mais pas ce que je fais (ça aurait été lourd de dire à un mioche de 6 ans que je suis en stage et que j'écris le rapport de la première semaine). Alors sa mère lui dit : "He's Working". Et c'est que j'ai réalisé que je travaillais. Je travaille sur plusieurs projets en même temps, en courant pour pas louper les trains, avec ma petite briefcase en tissu, et les lunettes de soleil dans le métro. Comme un vrai New yorkais.


Diner : omelettes.

Retour tranquille sur Woodside (il fait beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu).

dimanche 11 mai 2008

'Hard to Handle' (TheBlackCrowes)


Days Seventeen and Eighteen : Jeudi soir nous nous sommes rendus au dernier étage d'un building sur la bordure West de Manhattan. Rendez-vous démesuré avec des célébrités de la télé New Yorkaise, qui étaient venues avec leur voitures. Euh non, pardon, leurs chiens. J'ai lapsucé en disant 'leurs voitures' car ces personnes venaient pour se vanter, se faire connaître autrement que par la télé, montrer leur animal, démontrer comment il roule bien (que le chien est en bonne santé), etc. C'est grace à Copain que j'ai pu venir ici : il est photographe du New York Tails Magazine (en français, le Magazine des Queues Poilues de New York). Cet évènement vantait les mérites d'une eau pour chats/chiens, intitulée HealthyMouth. Je me suis senti chien. On me donnait à boire, je savais pas ce que c'était, mais c'était bon.

Le stage marche à fond la caisse. Je travaille pour le moment sur un projet de web design. Je sais pas vraiment si on peut classer ce projet dans cette catégorie, mais je dois faire une page Myspace pour un groupe de Punk-Rock New-Yorkais. Est-ce considéré comme du Web Design ? Humpf, je ne sais. Mais je m'amuse bien, et je vois en même temps l'inutilité profonde du concept d'un Myspace. Alors je rigole.


Nous avons passé hier soir une soirée comme jamais nous n'avons passée. Nous nous sommes rendus à deux concerts (comme à notre habitude), mais à Williamsburg (quartier super jeune dans le Nord de Brooklyn), ce qui a tout changé. Les concerts précédents étaient superbes, mais ceux d'hier soir, Whaouh. Le premier était dans un bar, il y avait quatre groupes mais nous n'avons pu en voir que deux, sachant que l'autre concert nous attendait. Ce premier concert était moyen. Mais le second, sur Grand St. (LA rue 'Hype' de Williamsburg), était tout différent. Avec une heure de retard, le groupe monte sur scène. Incroyable, surprise générale. Le DJ qui passait des musiques groovy s'est arrêter de jouer lorsque le groupe continuait la même chanson, à la perfection, mais en Live. Sans temps mort entre les deux. Et qu'est-ce que c'était beau. Avec Clément, nous étions à mois de 50cm du chanteur, qui avait lui même une coupe afro de 50cm de rayon. Le public était fou, les musiciens extra bons, ça aurait plu à pas mal de gens. Mais pourquoi n'as-t-on pas de groupes de la sorte en France ? Ca marcherait tellement bien. Tout le monde était content, le Beat groovy et funky, les vibrations de la basse ne s'arrêtaient jamais. On a été surpris dans le sens où l'on ne s'attendait pas à ce genre de musique, que le contexte y jouait beaucoup, et que la première chanson suivant celle du DJ était une innovation encore jamais vue de nos yeux et de nos oreilles.
On se rappellera longtemps de cette soirée, croyez-nous.

jeudi 8 mai 2008

'Lucy In The Sky With Diamonds' (TheBeatles)


Days Fourteen, Fifteen and Sixteen : Le stage se déroule super bien. Je travaille avec Jane, je comprend son anglais, tout roule. J'ai pas écrit d'article plus tôt car voilà le résumé de mes trois journées : lever 10h, bus vers Forest Hills, stage, bus vers Woodside. Mais hier soir, hier soir, hier soir, super soirée : je regarde les concert du soir. 385 concerts à Manhattan, 82 dans Brooklyn, 1 dans le Queens. Direction le Hill Country, situé au 30, E 26th. Arrivée dans un restaurant-bar-lounge trrrrès stylé, tout en bois, avec chapeaux de cowboys, santiags et pleeein de petites lampes. Et plein de bières. Le groupe, c'était Yarn, on a profité du concert autour de deux saucisses, de la sauce barbecue et une Budweiser® chacun. On en a pris qu'une, parce qu'elle coûtait $5, et puis bon hein. La musique enivrait la salle, les gens s'échauffait. Le concert était rediffusé dans les toilettes. C'était dément.
Un peu plus tard, nous nous dirigeons vers le Ear Inn, ou un groupe ne fesant que des reprises jouait ce soir, à minuit. C'était un bar, en plein dans SoHo, TROP beau. Il paraîtrait que John Lennon y passait ses nuits, Bob Dylan et James Brown y habitaient. Established in 1817. Un des plus vieux bars de New York. Le groupe s'installe a 00h02. Batterie, contrebasse et guitare somptueuses. Et là surprise : ils ne jouent que de la musique Country-Blues, Rockabilly à souhait (Johnny Cash, Elvis Presley, Chuck Berry, etc). Je me suis rendu compte que c'était réellement un genre de musique qui me plaisait. Celle qui me correspond. Le bar, le contexte, l'heure tardive (aucun bar n'est encore ouvert en France à cette heure là), la décoration, le groupe d'adultes (plus de 50 ans) qui jouait super bien et qui savait ce qu'il fesait...c'était vraiment un bon moment.
On a rencontré une jeune fille, Ana : jolie danoise, qui habite a Williamsburg, et qui accompagnait le groupe au chant sur certaines chansons. On a parlé, parlé, parlé, elle nous a conseillé les meilleurs endroits pour sortir. J'ai insérer dans notre conversation : "Do you know if they're going to play a StrayCats song?". Je suis fan des Stray Cats. Elle me dit non, qu'elle pense pas. Elle s'éclipse, va demander au groupe, et après leur petit Break Beer, le groupe lance 'Rock This Town', des StrayCats. J'étais ému. Ana avait demandé ma chanson. Ca fait drôle, au bout de deux semaines à New York, à 19 ans, de pouvoir choisir d'écouter la chanson qu'on adorerait entendre en Live dans un bar de 1817, tel que celui-là, où John Lennon venait. Avec une jolie blonde qui se trémousse, en prime. Fin de soirée, le bar est Vide, il reste moi, Copain, Ana, un Bartender sur deux, les trois musiciens. Et un ivrogne. Atmosphère sensationnelle, comme dans les films. Et John Lennon qui entre dans le Bar. Humour.

lundi 5 mai 2008

'Putting on the Ritz' (BrianSetzerOrchestra)


Day Thirteen : Premier jour de stage. J'ai bien travaillé.

dimanche 4 mai 2008

'Wrestlers' (HotChip)

Day Thirteen : Plein de choses à raconter. Tour d'abord, le concert d'hier soir. Clément et moi, inconscients, s'en allons pour voir Yelle. Oui, Yelle, la petite française qui fait une tournée US et qui passe en concert ici à New York. On y est allé pour UNE chose : connaître les samedis soirs New Yorkais. Le concert coûtait $15. On arrive sur place, une centaine de personnes extravagantes attendaient, formant deux files. Comme on n'avait pas pris les tickets à l'avance, on a du se mettre dans la file la plus courte....mais en vain, c'était celle qui n'avançait pas (normal vous me direz, les personnes ayant déjà un ticket passent avant nous). Mais la queue des gens réservés n'en finissait plus : on a attendu 1h57 dehors dans le froid intense, on a pu rentrer qu'à 00h57. C'était complet, mais des gens sont sortis, donc on a eu de la 'chance' de pouvoir écouter les 5 dernières chansons. Il fallait avoir 21 ans mais bon, on est français, on va voir Yelle, on attend deux heures dehors, alors bon on rentre quoi. Ambiance folle, plein d'homosexuels. On a peur. Après le 'concert', la salle s'est transformée en NightClub, autrement dit en DiscoThèque. On a rencontré Yelle. On dirait un(e) trans. Photos, autographes, elle nous a même souhaité bon courage pour notre stage. Aaaahh, cette Yelle.

Coucher : 04h00.

Lever : 09h00 (prévu pour 08h00 mais bon).

Direction Upper West Side. Riverside Park au niveau de la 108th. Arrivée à la blague de la journée : le Dogswalk©. Festival pour chiens, concours, organisations et associations canines à foison. Clément doigt rencontrer sa maître de stage, Diane, pour la première fois. Tout se passe bien, pendant près de trois heures je regarde défiler des hommes et des femme fièr(e)s qui sentent les poils de caniche. J'ai observé, je me suis posé des questions. Près de 450 chiens et leurs maîtres me sont passés devant. L'Amérique est, en ce qui concerne la race canine, différente des autres pays. L'américain(e) considère son animal comme son enfant : vêtements, choix des croquettes, produits antipuces, laisses, autoportraits à $20, coupe de poils (un chien n'a pas de cheveux). Et j'en passe. L'attention portée à l'animal est si forte que je vous ai choisi la photo qu'il fallait pour que vous vous rendiez compte de l'ABUS. Ce chien est naze : il a des CHAUSSURES, et je le plaint. Enfin bref, chaque maître ressemblait à son truc, et vice-versa. Y'en a qu'on des passions assez Weird, comme on dirait ici. Quelle bonne matinée.

Così pendant 3h (MacBook + Prise secteur + Free WiFi). Ca a duré tellement longtemps que l'ordi de Clément a lâché prise. Il est out of order. He's dead. Direction l'AppleStore de la Fifth, où on prends un rendez-vous avec un Mac Genius : homme ou femme très bien payé(e) connaissant Apple à 101%. Le Mac sera prêt dans deux jours, tout gratuit.

Le beau temps arrive à New York. En l'espace de 3 minutes et 12 secondes, les nuages se sont dissipés et le soleil montre son nez sur Broadway (quelle belle rime).

Funny Man in the subway : la personne la plus superficielle que vous n'ayez jamais vue. Veste et pantalon de Costard mal taillés, lunettes de soleil noires avec les branches en plastique doré (il faisait nuit depuis longtemps), fausse coiffure, montre immense (-ément laide) regardée toute les 16 secondes pour qu'on la voie. Il s'est perdu dans les stations, appelait sa mère au téléphone car il ne savait où il était. Le jet-setter de carton, comme ils l'appellent.

Soirée au studio : on a acheté de la lessive, mais en fait c'est de l'adoucissant, et on a mis du produit transparent pour laver le sol en tant que détergent. On a pas lancé la machine, mais les produits sont versés, eux. Merci de nous expliquer comme faire une machine à laver, c'est urgent.

samedi 3 mai 2008

'Mona Lisas And Madhatters' (EltonJohn)


Day Twelve : World Financial Center, au sud de l'île. Tournons en rond, tournons en rond. Arrivée à l'immeuble du Gotham Digest (395 South End Ave. Apt. 32E), potentiel stage de copain. On monte au 32e étage, et y'a personne, on redescend. BurgerKing® sur le WorldTradeCenter Site. $5 pour une galerie fesant un hommage au désastre du 11 Sept. : beaucoup d'émotion, en ce qui me concerne, puisque j'étais en haut de la tour nord du WTC vers le 20 Août 2oo1, je vous le rappelle J'ai eu chaud aux fesses. On a vu des objets récupérés sur le lieu de l'attaque : hublot d'un des deux avions, plaques d'ascenseurs, morceau de tour (que j'ai touché, hihi, 'faut pas l'dire), équipements de pompiers, portables, casquettes, et tout ce que vous pouvez imaginer. Bref, grand moment, belle galerie.

Pleins de Subways ne fonctionent pas aujourd'hui. Une attaque souterraine c'est ça ?
Pff. L'homme a tué l'Homme.
Et tout le monde se souvient de ce qu'il a fait le 11 Septembre DeuxMilleUn.


Bowery Blvd : Impossible de prendre les tickets pour Groundation au Crash Mansion, on les prendra le jour du concert. Root Beer calée au Bean Coffee, cheveux blond-bleu et tatouage d'une larme sous l'oeil. Envie d'un concert ce soir : retour sur Woodside, puis recherche des concerts de la soirée. Yelle. Ce sera Yelle, oui oui, la française. Elle 'chante' à 11:30 p.m. au Highline Ballroom de la 16th. Demain matin, on doigt pourtant se lever tôt, Clément rencontre Diane. Et on ira prier, c'est Dimanche.

vendredi 2 mai 2008

'We can work it out' (TheBeatles)

Article Bonus : Certains m'ont demandé de poster un article sur les travaux que j'ai effectué en tant que graphiste stagiaire. J'ai aussi ouï que certains de mes professeurs lisait nos blogs, donc
cet article est destiné à leur prouver que même loin de la Grande Tourrache, et même avant le stage, nous ne sommes pas en vacances. Mais je les aimes, mes profs.

Alors le premier projet est celui d'un festival de Rock caritatif se déroulant à New York. Mon travail fait l'objet de la composition d'éléments sur un DVD. Sponsors, logos, bande blanche pour écrire quelquechose, le client a pensé à tout. Le thème est "l'animal". Les couleurs jaunes et noires sont déposées par le client.

Le second projet est celui d'une brochure trois volets d'une école de danse orientale. J'ai rencontré la cliente, elle est adorable. Le logo a été construit selon le style de ma maître de stage. Il manque encore le verso. Ce travail n'est pas encore terminé, je ne comprends pas le vocabulaire anglais concernant les différentes marges nécessaires à l'impression, le façonnage, les bords perdus, les dimensions en inches...Donc je vais arriver à comprendre, je me fais aider, et j'essaierai d'y parvenir. J'aime travailler pour un(e) client(e) américain.

Voilà, mes autres projets seront à venir, pour ceux qui le souhaitent. Merci de lire ce blog, vous participez autant que moi à l'aventure.



'Down' (Groundation)


Day Eleven : Grasse matinée. Esparks Coffee pendant deux heures. Direction le MoMA, où l'on est entrés gratuitement. 5 étages d'Art, de Design, uniques en leur genre. Des pièces rares. Des expériences capillotractées. 1000 avions décollent par seconde dans le monde. Des milliards de mails sont envoyés vers New York, toujours en une seconde. Des centaines de gens font la queue pour rien. Des artworks avariés, destructurés, des installations gigantesques.. . ..Beau Musée. Un étage sous néons jaunes fesait oublier toute couleur portée par les visiteurs. Sensationnel.

Clement, do you think we are Nouviorkais now ?

Times Square. Virgin Mega. Logo LG. Ici, les codes de typographie changent : il n'y a plus d'espace entre le dernier mot et le point d'exclamation, d'interrogation.

Clement, do you think we are Nouviorkais now?

Groundation en concert le 19 Juin au Crash Mansion (for tickets or informations, call 702 786-8945 or go to the box office located on 199 Bowery Blvd, NY). Seize $.
Metro et jolies filles. 12 donuts et 24 Oz. de Beck's. Dodge Charger Rouge et Dodge Viper Jaune. Une bonne soirée en perspective.

jeudi 1 mai 2008

'Don't Sell Me Now' (HeyHeyMyMy)


Day Ten : La caissière de l'Esparks nous reconnaît -> "A Hot Coffee and a Hot Chocolate ?" Ca fait plaisir. On nous connaît. Direction Times Square, arrêt au VirginMegaStore et......Grand Theft Auto IV® est en démo libre. Joie, Joie, Joie. Découverte du jeu, on veut une Playstation 3, merci de me faire un virement. Déambulations dans CentralPark, où vélos, calèches, taxi et runners font la course. Arrêt à l'AppleStore de la Fifth, pour naviguer sur le oueb avec le nouvel iMac 24". On remarque que l'immense immeuble derrière le bloc de verre pommé est celui où travaille Barney d'HIMYM. Pause Iced Tea à Così, où le wifi était restreint, malgré sa gratuité. Photo devant le 'Love' de Robert Indiana, puis retour au.... . . . . . . . . . . . . . . ....wait for it...VirginMegaStore.

Hm, voui, journée jeux vidéos. Mais c'était bien cool. Hey Hey My My et TV on the Radio dans les oreilles pour le retour en Subway vers la maison (oui, c'est notre 'tite maison maintenant). Home Sweet Home. Hamburger au Donovan's Pub. Séance d'American Campers ce soir à Woodside.

mercredi 30 avril 2008

'I Love My New Shears' (BoardsOfCanada)


Day Nine : Lever tard, c'est dommage. Il a fait très beau, et se lever à midi à New York par un temps pareil est anormal. Plus jamais.

En Août 2001, je suis monté en haut de la tour nord du World Trade Center. Moins d'un mois plus tard, elle s'est (se sont) écroulée(s). Direction Ground Zero, après un arrêt à l'Esparks Coffee, bien sûr. Je suis à la fin du livre 'Windows on the World", de F. Beigbeder. Et revoir le site du World Trade Center me fait un drôle d'effet. J'ai eu chaud au fesses, en deuxmilleun.

Très bon livre, par ailleurs. Surtout le chapitre intitulé 10h15.

Metro jusqu'au Williamsburg Bridge. Déambulations incessantes entre Ludlow, Houston, Rivington, Bleecker et Lafayette Streets. On tourne en rond pour trouver une galerie. Merci le guide Nivière hein.
Achat d'une paire de chaussures à $19.96 au lieu de $39.99 (il suffit de plaire à la caissière).

Subway jusqu'à la 92 St.


Randonnée sur UpperBroadway, entre la 92e et la 72e. Arrêts Pizza, téléphones qui marchent pas, coffee très sympa. We have fun, we have fun. KFC, et Honey BBQ Burgers (burger mou avec du poulet dur et une sauce barbecue au miel. Hmm, beau mélange).


Il est 22h11 et y'a encore une dizaine de personnes qui boivent un café.