lundi 7 juillet 2008

'You Belong' (HerculesAndLoveAffair)




Que de péripéties dans cette nouvelle vie New Yorkaise. Particulièrement au cours des deux dernières semaines de vacances que l'on est en train de vivre.

Je ne vais pas raconter toutes les soirées. Pour cela, rendez-vous sur le blog de Clément, qui a fait un article il y a peu. Je vais expliquer celle d'hier, enfin d'avant-hier, on sait pas trop. Vous allez comprendre.

7:15pm : Rendez-vous avec Joce et Jess, nos deux amies d'ici, au dernier wagon du L Train en partance de Union Square. Ça peut paraître bizarre à première vue, mais pour nous c'est évident.

7:46pm : Tous les quatre nous arrivons à Greenpoint, au Nord de Brooklyn. Jess nous amène vers la maison de Justin Tranter, chanteur-leader des Semi Precious Weapons.

7:57pm : Justin nous acceuille bras ouverts dans son antre. Je dis antre, car : c'est beau, grand, plein d'affiches, de flyers, de stickers, d'autocollants, de costumes de scène, de guitares, de cordes de basses, et de graffitis qui ne veulent pas dire grand chose à nos yeux. 'Make yourself comfortable', nous lance-t-il, en nous servant un verre d'eau, et de whiskey. Mais bon, il est un peu tôt quand même. Aaron (guitare) et Dan (batterie) répètent dans une des pièces du hangar.

8:15pm : Justin branche sa musique et l'iMovie HD sur son MacBook. Chacun leur tour, Jess et Joce, topless, se maquillent en se dandinant devant la caméra. Il prête même aux filles deux colliers en vrais diamants, à $600 chacun (la ligne de bijoux de Justin Tranter est disponible à Barney's NY, ou sur Barneys.com, pour les français). C'est assez bien, comme début de soirée.

8:50pm : À notre tour. Eh oui, on sera présents dans la vidéo de présentation du nouveau site des SPW. Jess me maquille devant la caméra sur 'Times Zones'. Clément se fait maquiller par Joce sur 'That's Kunt'. Dernière prise : Joce et Jess terminent leur travail sur vos deux français. Justin est très content. Il nous 'love'.

9:34pm : On est sur le point de partir, quand Justin nous manque déjà, et lui aussi. Il nous donne un dernier rendez-vous avant notre retour en France...Wednesday, une fête sera organisée chez lui à GreenPoint, pour ses deux français préférés.

10:31pm : Séance photo franco-américaine dans les rues de Brooklyn, vers le Métro.

11:10pm : Arrivée à la 116th, au coeur de Spanish Harlem. Jess & Joce y habitent. Chicken Wrap avec des frites sur du Daft Punk, puis direction l'appartement des filles.

11:43pm : On y retrouve Andrew (sosie de Grégory mon cousin) et James (sosie de Jean-Christophe le cousin de Clément). Je me fait couper les cheveux à l'arrache par Joce. Tout le monde est en forme, alors bon, on décide d'aller à l'autre bout de l'État. Coney Island nous voilà.

2:21am : Arrivée tardive sur Coney Island, pointe sud de Brooklyn. Le parc d'attraction est toujours ouvert, vide mais mystérieux, obscur mais attrayant. La plage de Coney Island, immense, ne sera que pour nous ce soir-là. Cette nuit-là, plutôt...

2:59am : Pepsi, Brisk Ice Tea et bouteille d'eau.

3:09am : Clément part visiter le Pier avec James, Jess enlace Andrew, je pars discuter avec Joce au bord de l'eau.

4:02am : Tout le monde se dirige vers le Pier, rempli de pêcheurs, de crabes gros comme un pot de Nutella, et de Homeless enivrés. De je ne sais quoi d'ailleurs. Les landscapes sont magnifiques. J'ai personnellement rarement vu quelquechose d'aussi beau. Une brume incroyable emballait le Pier, la Plage, les Rollercoasters. On ne distingue plus la mer, le ciel, l'horizon est absent. L'humidité est par contre là.

4:18am : Quelqu'un décide qu'on attendra le lever du soleil.

4:52am : Le ciel s'éclairci. Les pêcheurs partent, leurs seaux remplis de créatures sous-marines. Nous, on divague vers la route, et devant le Cyclone (Rollercoaster internationalement connu). Me voici qui execute un arbre droit. Allez savoir pourquoi. C'est sûrement pour dire que je l'ai fait. J'ai fait un arbre droit à 5h du matin au milieu de la route en face du Cyclone à Coney Island, Brooklyn, NY. Voilà, c'est dit.

5:04am : Nous voici présents à nouveau dans le train qui nous ramènera sur Manhattan, en deux heures. Tout le monde s'endors, sauf moi et Clément. C'est simple, si on dors pas, on rigole. Alors, on rigole.

6:20am : C'est allé vite. On est à Union Square, les Homeless sont réveillés par le lever du soleil, qu'on a d'ailleurs loupé en étant à Coney. Ah ben bravo.

6:32am : On attérit tous les 6 dans un café, qui vient d'ouvrir. Leur croissant est moche et mauvais. C'est bien une raison pour laquelle j'ai envie de rentrer en France, le croissant.

7:06am : Vos français parlent au New Yorkais d'un bébé. Oui, un bébé : depuis deux jours, une queue s'est formée devant l'Apple Store de la 5th Avenue. Ces personnes, dont un couple avec une petite fille de six mois, resteront devant le cube de verre d'Apple jusqu'au 11 Juillet pour acheter le nouvel iPhone. Étant à New York, on voulait voir ça de nos yeux. Alors on y va, on discute, longtemps, longtemps. Le bébé, Athéa, n'était pas là, mais avec sa Maman à Brooklyn pour la nuit. Le père n'est en fait pas là pour acheter le nouveau téléphone. Il est là pour faire réagir, d'après ce que j'ai compris, sur le fait de manger Bio et Organique. Il nous tend un saucisson gris au grain de soja. Non merci, pas ce matin.

7:50am : Après un petit tour dans l'Apple Store, ouvert 24/24h et 365j/an, Clément et moi se rendons compte qu'il faudra immortaliser le visage décalqué de ces activistes, le 11 Juillet au matin, pour l'arrivée de l'iPhone. J'espère qu'ils seront fiers d'eux.

8:01am : Nous quittons Joce & Jess & Andrew & James. Nous partons à deux, en slims rouge et bleu, le long de la 5e Avenue. On pense au petits touristes qui se sont levés tôt pour prendre des photos de l'avenue sans qu'il y ait trop de monde. J'ai du rouge à lèvres rose (donc du rose à lèvres, on est d'accord) sur le torse (datant de la séance de Maquillage de la veille). Direction le Virgin de Times Square.

8:16am : Tout est vide, sans vie. J'achète un vinyle, parce que ça le fait, à 8h20, un Dimanche, sur Times Square, centre du monde.

9:20am : On embarque dans le 7 vers Woodside. Tout le monde se demande d'où on sort.

10:03am : Arrivés. Enfin. La soirée de treize heures qu'on vient de passer était longue. Mais bien.


On a dormi 20 heures.


dimanche 29 juin 2008

'Stay (Just A Little Bit More)' (TheDo)


Le stage est terminé. Nous voici maintenant en face de deux semaines de liberté au sein de New York la Grande. Nous allons pouvoir visiter, profiter, rencontrer, sortir et terminer ce séjour comme il se doit.

La fin du stage a été largement marquée par deux grandes soirées. Les Semi Precious Weapons donnaient un concert au R Bar (218, Bowery Blvd), suivi d'une célébration d'anniversaire du batteur et du manager du groupe. Plutôt inattendus, les moments passés ce soir là : tout le monde était déchainé, dansant partout et avec n'importe qui. La musique, que ce soit le concert ou le DJ, était incroyable. Justin le chanteur nous reconnaît à chacun de ses concerts, nous remercie, nous complimente, nous récompense d'être venus en nous donnant des colliers du groupe. C'était tellement indescriptible que je m'arrêterai là. Qui veut des détails m'en demande.

La seconde soirée s'est déroulée hier. Nous étions invités par Marie, Philippine de 18 ans que l'on avait photographiée durant son cours de danse orientale, pour un projet de mon stage. La party était prévue chez le boyfriend de sa soeur. À Wyandanch, sur Long Island...à un peu plus de 60kms du studio (38 Miles). Nous prenons donc le Long Island Rail Road à Penn Station, gare située sous le Madison Square Garden. Normal. On embarque dans deux sièges très mous, un peu d'air conditionné et de larges vitres ; vers Wyandanch (dur de le dire en anglais d'ailleurs). Une heure plus tard, Marie et Piia sa soeur viennent nous récupérer à la gare. On rejoint la maison en voiture. Une quarantaine de personnes, toutes d'origine philippine, se partagent un buffet, sur les deux étages. En bas se trouvent tous les jeunes. Ça boit, ça mange. Aux Philippines, l'alcool est légal à partir de 12 ans. Ce soir-là, on en a comprit les conséquences. Cocktails philippins, bières, shooters...hm. Tout le monde est content, moi et Clément s'intègrent rapidement dans cette masse bridée. À 2:37am, Piia nous redépose à la gare et le train repasse. C'est parti pour le retour au studio, malgré notre endormissement intégral.

Ce sera difficile de partir d'ici. Y'a pas à douter, on aura du mal.

mardi 24 juin 2008

'Soak Up The Sun' (SherylCrow)

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C'est fou comme le temps passe vite. Nous voici déjà à la dernière semaine de notre stage.

Ceci dit les bons moments se déroulant ici sont encore là, et le seront toujours, apparemment. Pour vous démontrer la simplicité de New York, je vous donne l'exemple de Dimanche dernier. Clément et moi nous dirigeons vers le Rumsey Playfield, un complexe en plein air aménagé au coeur de Central Park. Ici se produisent des artistes tels que Big Daddy Kane, The Chi-Lites, Sheryl Crow et The Delfonics. Nous sommes allés voir Herman Dune, Piers Faccini et Yael Naim la même soirée. Herman Dune nous avait plus à Paris, en première partie du concert des Kooks, mais ici, c'était différent : les arbres, les gens allongés, les hot-dogs, l'air frais ; nous mettaient dans une toute autre ambiance. Les gens présents, français, anglais, et hébreux, n'était venu que pour une seule chanson : 'New Soul' de Yael. Ils sont, comme nous deux, tous partis avant la fin du concert.

J'aime voir un groupe, et le revoir tout à fait ailleurs, géographiquement. C'est le cas d'Herman Dune, qu'on a d'ailleurs rencontré après son show. Parce qu'ici, les artistes sont parmi le public. Pas d'agents de sécurité, de loges, ou de badges. C'est l'Amérique, pas la France. Et, malheureusement pour notre pays, ces différences ne se voient pas que par le système de concerts. Les gens ici on appris à vivre comme ça. Y'a pas de risque. Ce sera dur dur de rééduquer la France, selon moi.

La France a bien sûr des qualités, mais bon, si vous regardez de plus près, et osez voir ailleurs, vous vous rendrez compte de la même chose. Et vous penserez à moi, hein.

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La suite du Weekend fut tout à fait banale (haha), j'ai visité le Bronx, le Guggenheim, traversé Central Park en largeur, pris plein de photos, arpenté Columbus Circle, fait rire un chien, parcouru les Piers de l'Ouest, profité du soleil sur de l'herbe, et prévu d'acheter de belles chaussures.

Rien de plus banal, pour un New Yorkais, non ?


Pix : Pier 84 {clic to enlarge}.

vendredi 20 juin 2008

'Picture on the Wall' (Groundation)


"- Allo ? Oui bonjour j'aimerai passer une mauvaise soirée s'il vous plaît.
- Je suis désolé nous n'en avons plus, veuillez rappeler dans un mois, on nous aura livrés."
Cela pourrait être une de nos conversations téléphoniques New Yorkaises.
Il est en effet difficile de passer de mauvais moments ici.


Mercredi soir, Jane, Clément et moi sommes invités à une soirée sur Times Square (au Connolly's, 121 W45th). Joe Hurley chante avec le groupe de Patti Smith, des célébrités et des politiciens viennent fêter la non-démolition de l'église irlandaise St. Brigids. Moi et Clément avons eu beaucoup de mal à rentrer dans cette soirée, même en étant sur la guestlist, car nous n'avions pas notre passeport avec nous (seulement la copie). Le videur était un con, je crois qu'il faut le dire. Je passe les détails de notre conversation avec cet homme.

Les groupes s'enchaînent et se déchaînent sur scène, alors que nous rencontrons le bassiste de Patti Smith, l'organisatrice des soirées irlandaises à New York, et le Manager du Webster Hall. On se sent forts, puissants d'avoir été invités au troisième étage de ce pub à Times Square, le centre du monde.

Par la suite, on sympathise avec le guitariste de Joe, d'apparence chinoise mais d'origine française. Un français sur scène à New York. Héhé. On rencontre aussi une femme tatouée du logo des Stray Cats, et de dessins étranges sur toutes les jambes. Toutes ses (deux) jambes, vraiment.

En bref, cette première soirée sur Times Square était plutôt alléchante. Il est fort possible que quelqu'un nous envie.

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Hier, vos deux français favoris se sont donnés rendez-vous au Crash Mansion sur 199 Bowery, pour le premier concert de Groundation à New York. Étant donné que j'adore ce groupe, c'était la première fois que je stressais autant avant de rentrer dans un concert. Le Crash Mansion accepte une clientèle de 21 ans ou plus uniquement. Cette salle, ce lounge je dirais même, à été désigné meilleur endroit de New York représentant le Rock'n'Roll. Je stressais donc beaucoup, vu que la veille nous avions eu du mal à rentrer dans le pub irlandais. Mais c'est passé. Soulagement extrême. Une fois rentrés, il est vrai que l'endroit est fabuleux, le bar largement fourni est les serveuses aussi. La première partie était sympa, sans plus. Mais Groudation...quel spectacle. Même Clément a vu le reggae d'un autre oeil, c'est pour dire.

Le show se termine à 2:27am, je n'ai plus de voix, Clément n'a plus de jambes. Si je voulais voir un concert avant de partir, c'était bien celui-ci, et les neuf membres du groupe m'ont largement comblé.

La vie continue, ici à New York, plus rapidement qu'à Toulon, mais elle se poursuit quand même. L'idée qu'il nous reste encore un dernier mois à vivre ici nous engage à profiter d'autant plus, alors bon, nous on accepte.

Héhé.

Groundation a chanté "Picture on the Wall" en dernier.
Je vous engage à la découvrir.

lundi 16 juin 2008

'Hollywood' (The Cranberries)


Aujourd'hui j'ai changé d'île.

Tout d'abord, je flâne dans St-Marks place, comme un punk éméché. Je retrouve le magasin de Mike et Dave, installé sur deux étages. Mike me reconnaît, il me demande ce que je fais ce soir, et me dit de repasser une autre fois avec Clément. Il s'occupe des chaussures : l'étalage est magnifique, le choix est incroyable. Chaussures toutes pointues, en cuir vernis ou pas (bleu électrique, rouge, vert) en serpent (marron, beige, bleu ciel), en poils (orange, turquoise, violet). On y retournera, hein Copain? On pourra avoir un prix en plus. Parce que rien n'est donné.


Je pars ensuite à la pointe Sud de Manhattan, pour un Lundi matin c'est sympa, il fait beau. Battery Park m'enivre le temps d'un repos sur un banc en face des lèvres de la Statue de la Liberté, sur lesquelles je peux lire 'Reviens en Fraaaaaaaaaaaance.'.

Pas tout de suite, Statue, encore un mois.


Direction le Staten Island Ferry. J'apprends que c'est gratuit, alors sans hésiter, je chope un AppleCinnamonTea et grimpe sur le yacht orangé. Les paysages sont fantastiques. Quelle idée de payer le ferry pour la Statue de la Liberté alors que le S.I. Ferry est gratuit, et passe devant. 'Hollywood' défile sur New York lorsque Manhattan se noie de plus en plus dans la brume.

Arrivée sur Staten : c'est pas super. Le soleil est là, mais le fun pas. Maisons, bus, voitures, jeunes, c'est tout. J'aurai pu narguer la terre entière en disant que j'ai acheté un Tea sur Manhattan et mis du sucre dedans sur Staten Island. Mais non, j'ai pas trouvé de sucre, c'est bien dommage, j'en aurai été fier. Alors bon ben, ferry de retour sur Manhattan. Très mignon d'ailleurs ce ferry.

En une demi-journée, il est fou tout ce qu'on peut faire à New York City. Prendre un bateau, un bus, un train, voir des centaines de gens et profiter du silence, tout ça en même temps.

samedi 14 juin 2008

'Classic Case' (SemiPreciousWeapons)



Hier je n'ai pas eu de stage, cependant je n'ai pas passé une journée en tant que touriste. J'ai rencontré Marie, une Philippine de 18 ans et demi, et nous avons passé la journée ensemble. Jusqu'à Minuit et demi.

Ce qui est agréable dans le fait de sympathiser avec des teenagers ici, c'est qu'ils ont leurs propres histoires New Yorkaises, leur passé est riche de coïncidences dont tout le monde rêverait. Mais ces teenagers sont aussi dépassés par la grandeur de la ville. En dessous de 21 ans, il est difficile de s'amuser. Même si l'alcool aide à la bonne soirée, il devrait être autorisé de pouvoir rentrer dans des bars et nightclubs à partir de 18 ans, de manière à s'amuser sans alcool. Enfin bref. Les teenagers New Yorkais trouvent toujours des moyens pour s'amuser, ne vous inquiétez pas pour eux.

Je retrouve Marie au coin de la 42th et de la 5th. Très mauvais choix de rendez-vous, car d'un il y a quatre coins, et de deux, ce doit être le croisement le plus peuplé de toute l'Amérique. Mais on s'y retrouve. Starbucks, puis marche vers Central Park, où nous nous asseyons. J'ai pratiqué mon anglais toute l'après-midi. Cône à la vanille vers l'Apple Store de la 5th pour y retrouver Clément.

Enfin, marche vers Times Square, pour y voir le dernier film de M. Night Shyamalan, The Happening. Les tickets sont chers, $12 la place, mais bon, le film est sorti aujourd'hui, on le voit sur Times Square, et il est tourné à New York. Voilà l'excuse. La séance est programmé pour 10pm, nous partons donc tous les trois déguster pizza slices et spaghettis. La vie est chère, à Times Square. En même temps, donnez-moi géographiquement le centre du monde. Merci, Merci, c'est Times Square.

Le cinéma compte 25 salles, étalées sur 4 étages. On est pas à Grand Ciel. La salle, gigantesque, est pourtant pleine, tout le monde est bonne humeur et applaudit les bandes annonces. Faut dire qu'elles donnent envie, ces bandes annonces. Elles annoncent quoi. Mais qu'est-ce qu'elle annoncent bien.

Le film commence. La première scène se déroule dans Central Park. Ce qui s'y passe est terrifiant. C'est marrant, pour une fois je peux dire que j'étais sur les lieux du tournage, toute l'après-midi. Mais il ne m'est rien arrivé, soyez-en sûrs. Mais ça fait drôle quand même.
Je ne ous raconterai pas la suite et fin du film, car je vous engage et oblige à aller le voir, tellement il était bien. En plus vous pourrez penser à nous, en voilà une bonne occasion d'aller le voir.

Je vous dirais juste une chose : l'ambiance dans la salle était plutôt imprévue, les gens rigolaient, hurlaient, mangeaient leur pop-corn hypnotisés par l'oeuvre de Shyamalan. Pour information, je n'ai jamais eu autant peur au cours d'une scène cinématique. Pourtant c'est en anglais. Mais non, mon coeur a sauté et est complètement sorti de mes entrailles à un moment précis du film. J'ai crié comme jamais je ne me serai permis de crier dans un cinéma sur Times Square.

Arf

Donc deux recommandations nécessaires pour cet article : allez voir The Happening (ou plutôt Phénomènes, en français, beurk), et comme vous ne connaissez pas la chanson 'Classic Case' des SPW (personne en France ne la connais), tenez moi au courant et je vous l'enverrai. Car elle est en train de devenir ma chanson New Yorkaise préférée.

D'ailleurs, excellente nouvelle pour les deux stagiaires, les SPW finissent leur tournée sur Brooklyn avec deux concert gratuits.

mardi 10 juin 2008

'3's & 7's' (QueensOfTheStoneAge)


La vie continue !

Je dirais que c'est la routine, on me salue dans Woodside, on me reconnait au Bagel Store de Forest Hills, j'ai quelques numéros de téléphone sur mon phone américain, on m'appelle pour sortir...

Une nouvelle vie s'installe quoi.

Mais oui, mais oui, je vais rentrer.